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Tome vingtieme.
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404
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II veut Lu-xembourg.

1 682.

Sa puiíTanasur mer.

1680.

404 Puissance

Lc roi ne ménageait pas plus l’Espagnc ; il deman-dait dans les Pays-Bas la ville d'Alost Sc tout sonbailliage, que les ministres avaient oublié, disaient-ils , d’inlérer dans les conditions de la paix; Sc furles délais de l’Efpagne , il fit bloquer la ville deLuxembourg.

En même temps il achetait la forte ville de Casaid"un petit prince duc de Mantoue, qui aurait vendutout son Etat pour fournir à ses plaisirs.

En voyant cette puissance qui s’étendait ainsi detous côtés, Sc qui acquérait pendant la paix, plusque dix rois prédécesseurs de Louis XIV n’avaientacquis-par leurs guerres, les alarmes de l’Europerecommencèrent. L’Empire, la Hollande , la Suèdemême, mécontente du roi, firent un traité dissocia-tion. Les Anglais menacèrent ; les Espagnols vou-lurent la guerre ; le prince d’Orange remua tout pourla faire commencer : mais aucune puissance n’osaitalors porter les premiers coups (u).

■. Le roi., craint par-tout, ne songea qu’à se fairecraindre davantage. II portait enfin sa marine au-delàdes espérances des Français Sc des craintes de l’Europe.

On a prétendu que ce fut alors qué le prince d’Orange, depuisroi d’Angleterrc, dit publiquement : je rìai pu avoir Jon amitié , je méri-terai Jon ejlimc. Ce mot a été recueilli par plusieurs personnes,l’abbè de Choiji le place vers Tannée 1672. II peut mériter quelque atten-tion , parce qu’il annonçait de loin les ligues que forma Guillaume contreLouis XIV : mais il n’est pas vrai que ce fut à la paix de Nimègue quele prince d’Orange ait parlé ainsi ; il est encore moins vrai que Louis XIVeùt écrit à ce prince : Vous me demandez mon amitié , je vous Raccorderaiquand vous en Jerez digne. On ne s’exprime ainsi qu'avec son vassal : onne fe sert point d'expreísions si insultantes envers un prince avec qui onfait un traité. Cette lettre ne se trouve que dans la compilation desmémoires de Maintenon ; 8c nous apprenons que ces mémoires font décriéspar le grand nombre d’infidélités qu’iîs renferment.