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Tome vingtieme.
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De Louis XIV. 405

ïl eut soixante mille matelots. Des lois, aulïì sévèresque celles de la discipline des armées de terre,retenaient tous ces hommes grossiers dans le devoir.L’Angleterre 8c la Hollande , ces puissances mari-times, n’avaient ni tant d’hommes de mer, ni de sibonnes lois. Des compagnies de cadets dans les placesfrontières, 8c des gardes-marines dans les ports, furentinstituées 8c composées de jeunes gens, qui apprenaienttous les arts convenables à leur profession, fous desmaîtres payés du trésor public.

Le port de Toulon sur la Méditerranée fut construit fou <i- Tou.\ r • . r . * m i lonconitruit*

a irais immenies, pour contenir cent vaiileaux dc

guerre, avec un arsenal 8c des magasins magnifiques.

Sur l’Océan, le port de Brest se formait avec la mêmegrandeur. Dunkerque, le Havre-de-Grâce se rem-plissaient de vaisseaux. La nature était forcée àRochefort.

Enfin le roi avait plus de cent vaisseaux de ligne , d inventiondont plusieurs portaient cent canons 8c quelques-uns à bombes,davantage. Ils ne restaient pas oisifs dans les ports.

Ses escadres , fous le commandement de Du-Quêne ,nettoyaient les mers infestées par les corsaires deTripoli 8c d’Alger. II se vengea d’Alger avec le secoursd’un art nouveau , dont la découverte fut due à cetteattention qu’il avait d’exciter tous les génies de sonsiècle. Cet art funeste , mais admirable, est celui desgaliotes à bombes, avec lesquelles on peut réduiredes villes maritimes en cendres. 11 y avait un jeunehomme nommé Bernard Renaud , connu sous le nomde petit Renaud , qui, fans avoir jamais servi sur lesvaisseaux, était un excellent marin à force de génie.

Çolbcrt, qui déterrait le mérite dans l’obsourité , savait

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