412 Soumission de Genes.
Moríemar les galères ; mais tous deux étaient les cour-tisans du secrétaire d'Etat. On arrive devant Gènes ;les dix galiotes y jettent quatorze mille bombes , 8créduisent en cendres une partie de ces édifices demarbre , qui ont fait donner à la ville le nom deGènes la superbe. Quatorze mille soldats débarquéss 1 avancent jusqu’aux portes, 8c brûlent le faubourgde S 1 Pierre d’Arène. Alors il fallut s’humilier pourD °? e de prévenir une ruine totale. Le roi exigea que le doge22 fevrier de Gènes 8c quatre principaux sénateurs vinssenti6S5- implorer fa clémence dans son palais de Versailles;8c de peur que les Génois n’éludaffent la satisfaction8c ne dérobassent quelque chose à sa gloire , il voulutque 1e doge qui viendrait lui demander pardon sûtcontinué dans fa principauté, malgré la loi perpé-tuelle de Gènes, qui ôte cette dignité à tout dogeabsent un moment de la ville.
Impériale Lcscaro , doge de Gènes , avec les séna-teurs Lomelhno, Garibaldi, Durazzo 8c Salvago, vinrentà Versailles faire tout ce que le roi exigeait d’eux. Ledoge en habit de cérémonie parla, couvert d’unbonnet de velours rouge qu’il ôtait souvent : son dis-cours 8c ses marques de soumisiìon étaient dictés parSeignelai. Le roi l’écouta, astis Sc couvert ; mais commedans toutes les actions de fa vie , il joignait la politesseà la dignité, il traita Lcscaro 8c les sénateurs avecautant de bonté que de faste. Les ministres Louvois,Croijsi 8c Seignelai, lui firent sentir plus de fierté. Auffile doge disait : Le roi oie à nos cœurs la liberté, par lamanière dont il nous reçoit ; mais ses minijlres nous larendent. Çe doge était un homme de beaucoup d'es-prit. Tout le monde sait que le marquis de Seignelai