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Tome vingtieme.
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426 Jacques II protégé

Ecossais à Paris , était son secrétaire d’Etat. Unambassadeur ( c’était M. d 'Avaux ) était nomméauprès du roi détrôné, & le suivit avec pompe.Des armes , des munitions de toute espèce surentembarquées fur la flotte ; on y porta jusqu’auxmeubles les plus vils 8c jufqu’aux plus recherchés.Le roi lui alla dire adieu à S £ Germain. Là, pour der-nier présent, il lui donna sa cuirasse, 8c lui dit enl’embrassant : Tout ce que je peux vous souhaiter de mieuxi GSg 11 ^ ne nouS j am(llS revoir. A peine le roi Jacques était-ildébarqué en Irlande avec cet appareil que vingt-trois autres grands vaisseaux de guerre , fous lesordres de Château-Renaud , & une infinité de naviresde transport, le suivirent. Cette flotte, ayant mis enfuite 8c dispersé la flotte anglaise qui s’opposait àIon passage, débarqua heureusement; 8c ayant prisdans son retour sept vaisseaux marchands hollandais,revint à Brest, victorieuse de s Angleterre , Sc chargéedes dépouilles de la Hollande.

Bientôt après, un troisième secours partit encore deBrest, de Toulon , de Rochefort. Les ports d’Irlande& la mer de la Manche étaient couverts de vaisseauxfrançais.

Enfin Tourville , vice-amiral de France, avec

soixante 8c douze grands vaisseaux , rencontra une

flotte anglaise 8c hollandaise d’environ soixante

Louis XIV voiles. On se battit pendant dix heures : Tourville,

des'^Angiais Château, - Renaud , dEtrées , Nemond signalèrent leur

ScdesHolian- courage 8c une habileté qui donnèrent à la Francedais fur mer. ° 1 , .

un honneur auquel elle n’etait pas accoutumée.

Les Anglais 8c les Hollandais , jusqu’alors maîtres

de f Océan , 8c de qui les Français avaient appris