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Tome vingtieme.
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par Louis XIV. 427

depuis si peu de temps à donner des batailles rangées ,furent entièrement vaincus. Dix-sept de leurs vais-Epoquerare.seaux brisés & démâtés allerent échouer 8c se brûler Mars 1690.fur leurs côtes. Le reste alla se cacher vers la Tamise, Juilietifigo.ou entre les bancs de la Hollande. II n’en coûta pasune feule chaloupe aux Français. Alors ce queLouis XIV souhaitait depuis vingt années, 8c ce quiavait paru si peu vrailemblable arriva ; il eut l’empirede la mer : empire qui fut à la vérité de peu dedurée. Les vaisseaux de guerre ennemis se cachaientdevant ses flottes. Setgnelai , qui osait tout, fit venirles galères de Marseille sur l’Ocean. Les côtes d’An-gleterre virent des galères pour la première fois. Onfit par leur moyen une descente aisée à Tingmouth.

On brûla dans cette baie plus de trente vaisseauxmarchands. Les armateurs deS £ Malo Sc du nouveauport de Dunkerque s’enrichissaient , eux 8c l’Etat ;de prises continuelles. Enfin, pendant près de deuxannées, on ne connaissait plus fur les mers que lesvaisseaux français.

Le roi Jacques ne seconda pas en Irlande cessecours de Louis XIV. II avait avec lui près de sixmille français 8c quinze mille irlandais. Les troisquarts de ce royaume fe déclaraient en fa faveur.

Son concurrent Guillaume était absent ; cependant ilne profita d’aucun de ses avantages. Sa fortuneéchoua d’abord devant la petite ville de Londondéri ;il la pressa par un siège opiniâtre , mais mal dirigépendant quatre mois. Cette ville ne fut défendueque par un prêtre presbytérien nommé Valker. Ceprédicant s’était mis à la tête de la milice bourgeoile.

J1 la menait au prêche 8c an combat. II fêlait braver