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Tome vingtieme.
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43o Jacques II protégé

de Guillaume > le commun des Français avait alorsFinjuílice de le mépriser. II avait presque toujoursété battu par les généraux français. Le vulgaireignorait combien ce prince avait acquis de véritablegloire, même dans ses défaites. Guillaume , vainqueurde Jacques en Irlande , ne paraissait pas encore auxyeux des Français un ennemi digne de Louis XIV.Paris , idolâtre de l'on roi , le croyait réellementinvincible. Les réjouissances ne furent donc pointle fruit de la crainte, mais de la haine. La plupartdes Parisiens, nés fous le règne de Louis , & façonnésau joug despotique , regardaient alors un roi commeune Divinité , 8c un usurpateur comme un sacrilège.Le petit peuple, qui avait vu Jacques aller tous lesjours à la messe , détestait Guillaume hérétique.L’image d’un gendre 8c d une fille ayant chassé leurpère.d’un protestant régnant à la place d’un catho-lique, enfin cl’un ennemi de Louis XIV, transportait-les Parisiens d’une espèce de fureur; mais les genssages pensaient modérément.

Jacques re- Jacques revint en France, laissant son rival gagner

^nce.™ en Islande de nouvelles batailles, 8c s’affermir furle trône. Les flottes françaises furent occupées alorsà ramener les Français qui avaient inutilementcombattu , Sc les familles irlandaises catholiques ,qui, étant très-pauvres dans leur patrie , voulurentaller subsister en France des libéralités du roi.

II est à croire que la fortune eut peu de part à.toute cette révolution , depuis son commencementjufqu'à fa fin. Les caractères de Guillaume Sc de. Jacquesfirent tout. Ceux qui aiment à voir dans la conduitedes hommes les causes des événemens remarqueront