444 Guerre
Savoie, excepté Montmélian, fut soumise au roi.1691. Catinat passe dans le Piémont, force les lignes desennemis retranchés près de Sure, prend Suze, Ville-Franche , Montalban , Nice réputée imprenable ,Veillane, Carmagnole, 8c revient enfin à Montmé-lian , dont il fe rend maître par un siège opiniâtre.
De laMar- Après tant de succès, le ministère diminua l’arméequ’il commandait ; 8c le duc de Savoie augmenta la1693° ° ^ benne. Catinat , moins fort que l’ennemi vaincufut long-temps fur la défensive ; mais enfin, ayantreçu des renforts , il descendit des Alpes vers laMarsaille, 8c là il gagna une seconde bataille rangée,d’autant plus glorieuse que le prince Eugène de Savoieétait un des généraux ennemis.
De Fieurm. A l’autrc bout de la France , vers les Pays-Bas ,30 juin le maréchal de Luxembourg gagnait la bataille de1690. Fl eurus - âe l’aveu de tous les officiers , cettevictoire était due à la supériorité de génie que legénéral français avait fur le prince de Valdeck , alorsgénéral de l’armée des alliés. Huit mille prisonniers,six mille morts , deux cents drapeaux ou étendards,le canon, les bagages, la fuite des ennemis, furentles marques de la victoire.
Le roi Guillaume , victorieux de son beau - père ,venait de repasser la mer. Ce génie fécond en res-sources tirait plus d’avantage d’une défaite de sonparti, que souvent les Français n’en tiraient de leursvictoires. II lui fallait employer les intrigues , lesnégociations , pour avoir des troupes 8c de f argent,contre un roi qui n’avait qu'à dire, Je veux. Cepen-*2 i69°i"à ànt après la défaite de Fleurus, il vint opposer aumaréchal de Luxembourg une armée auffi forte quela française