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Tome vingtieme.
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446
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Dc Stein-kerque.

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446 Bataille

Sans un excès de diligence & de bravoure , toutétait perdu.

Ce n’était pas assez d’être grand général, pourn'être pas mis en déroute , il fallait avoir des troupesaguerries , capables de se rallier ; des officiers-géné-raux, assez habiles pour rétablir le désordre, 8c quieussent la bonne volonté de le faire ; car un seulofficier supérieur, qui eût voulu profiter de laconfusion pour faire battre son général, le pouvaitaisément sans se commettre.

Luxembourg était malade ; circonstance funeste ,dans un moment qui demande une activité nou-velle : le danger lui rendit ses forces : il fallait desprodiges pour n’être pas vaincu, 8c il en fit. Changerde terrain, donner un champ de bataille à son arméequi n’en avait point, rétablir la droite toute endésordre, rallier trois fois ses troupes , charger troisfois à la tête de la maison du roi, fut l’ouvrage demoins de deux heures. II avait dans son armée Philippeduc d’Orléans , alors duc de Chartres, depuis régentdu royaume , petit-fils de France , qui n avait pasencore quinze ans. II ne pouvait être utile pour uncoup décisif ; mais c’était beaucoup pour animerles soldats , qu’un petit-fils de France encore enfant,chargeant avec la maison du roi, blessé dans lecombat , 8c revenant encore à la charge malgré fablessure.

Un petit-fils 8c un petit-neveu du grand Condéservaient tous deux de lieutenans-généraux : l’unétait Louis de Bourbon, nommé Monsieur le Duc; l’autre,François Louis prince de Conti; rivaux de courage,d’esprit , d’ambition , de réputation ; M. 1e Duc ,