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d’un naturel plus austère , ayant peut-être desqualités plus solides , 8c le pynce de Coniì de plusbrillantes. Appelés tous deux par la voix publiqueau commandement des armées, ils désiraient passion-nément cette gloire ; mais ils n’y parvinrent jamais,parce que Louis , qui connaissait leur ambition commeleur mérite, se souvenait toujours que le prince deCondé lui avait fait la guerre.
Le prince de Conti fut le premier qui rétablit ledésordre , ralliant des brigades , en fêlant avancerd’autres ; M. le Duc fêlant la même manœuvre, fansavoir besoin d’émulation. Le duc de Vendôme, petit—fils de Henri IV, était aussi lieutenant-général danscette armée. 11 servait depuis l’àge de douze ans ;8c quoiqu’il en eût alors quarante , il n’avait pasencore commandé en chef. Son frère le grand-prieurétait auprès de lui.
II fallut que tous ces princes se missent à la têtede la maison du roi, avec le duc de Choifeul, pourchasser un corps d’anglais, qui gardait un poste avan-tageux , dont le succès de la bataille dépendait. Lamaison du roi Sc les Anglais étaient les meilleurestroupes qui fussent dans le monde. Le carnage futgrand. Les Français , encouragés par cette foulede princes 8c de jeunes seigneurs qui combattaientautour du général, remportèrent enfin. Le régimentde Champagne défit les gardes anglaises du roiGuillaume; 8c quand les Anglais furent vaincus , ilfallut que le reste cédât.
Bousiers, depuis maréchal de France , accouraitdans ce moment même de quelques lieues du champde bataille, avec des dragons , 8c acheva la victoire.