45o Bataille de Nervinde.
on le saisit, il se défend seul, il blesse 1 officier quile retenait prisonnier, il s’en débarrasse. On revoieà lui dans le moment 8c on le dégage. Le princede Condé qu on nommait Monsieur le Duc , le princede Conti son émule , qui s’étaient tant signalés àSteinkerque, combattaient de même à Nervindepour leur vie comme pour leur gloire, 8c furentobligés de tuer des ennemis de leur main , ce quin’arrive aujourd’hui presque jamais aux officiers*généraux, depuis que le feu décide de tout dansles batailles.
Le maréchal de Luxembourg se signala 8c s’exposaplus que jamais : son fils, le duc de Monlmorenci ,se mit au devant de lui lorsqu’on le tirait, 8c reçutle coup porté à son père. Enfin le général 8c lesprinces reprirent le village une troisième fois, 8c labataille fut gagnée.
Peu de journées furent plus meurtrières. II y eutenviron vingt mille morts , douze mille du côté desalliés, 8c huit de celui des Français. C’est à cetteoccasion qu’on disait qu’il fallait chanter plus de deprofundis que de Te Deum.
Si quelque chose pouvait consoler des horreursattachées à la guerre , ce serait ce que dit le comtede Salin , blessé 8c prisonnier dans Tirlemont. Lemaréchal de Luxembourg lui rendait des foins assidus :Quelle nation êtes-vous! lui dit ce prince : il riy a pointd'ennemis plus à craindre dans une bataille , ni d'amisplus généreux après la vi Boire.
Toutes ces batailles produisaient beaucoup degloire, mais peu de grands avantages. Les alliés,battus à Fleurus, à Steinkerque, à Nervinde, ne