Bataille de Spirebach. 451
l’avaient jamais été d’une manière complète. Le roiGuillaume fit toujours de belles retraites ; Sc quinzejours après une bataille , il eût fallu lui en livrer uneautre pour être le maître de la campagne. La cathé-drale de Paris était remplie des drapeaux ennemis.
Le prince de Conli appelait le maréchal de Luxem-bourg , le tapijjier de Notre-Dame. On ne parlait quede victoires. Cependant Louis XIV avait autrefoisconquis la moitié de la Hollande Sc de la Flandre,toute la Franche-Comté fans donner un seul combat;
Sc maintenant, après les plus grands efforts Sc lesvictoires les plus sanglantes, on ne pouvait entamerles Provinces-Unies : on ne pouvait même faire lesiège de Bruxelles.
Le maréchal de Lorges avait aussi , de son côté, ve Spire-gagné un grand combat près de Spirebach : il avaitmême pris le vieux duc de Virtemberg : il avait 1 & 2 sc P-
. , , , r . , ,, , . lemb. 1692.
pénétré dans ion pays; mais âpres lavoir envahipar une victoire, il avait été contraint d’en sortir.Monseigneur vint prendre une seconde fois 8c saccagerHeidelberg, que les ennemis avaient repris ; 8censuite il fallut se tenir sur la défensive contre lesimpériaux.
Le maréchal de Câlinât ne put, après fa victoirede Stafarde 8c la conquête de la Savoie , garantirle Dauphiné d’une irruption de ce même duc deSavoie ; ni après fa victoire de la Marfaille, sauverl’importante ville de Casai.
En Espagne, le maréchal de Noailles gagna aussi Du Ter-une bataille sur le bord du Ter. II prit Gironne Sc 27^1694.quelques petites places : mais il n’avait qu’une arméefaible ; 8c il fut obligé, après fa victoire, de se retirer
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