Band 
Tome vingtieme.
Seite
453
JPEG-Download
 

Maréchal de Boufflers. 453

seulement au Havre-de-Grâce furent écrasées &brûlées par les bombes ; mais les fortifications duport furent renversées. C’est en ce sens que la médailléfrappée en Hollande est vraie , quoique tant «fau-teurs français le soient récries fur fa fausseté. On litdans l’exergue en latin : Le port du Havre brûlé érrenversé , òc. Cette inscription ne dit pas que la villefut consumée, ce qui eût été faux ; mais qu’on avaitbrûlé le port, ce qui était vrai.

Quelque temps après, la conquête de Namur futperdue. On avait en France prodigué [gg) deséloges à Louis XIV pour savoir prise, 8c des railleries8c des satires indécentes côntie le roi Guillaume, Guillaume

., > , prend Na-

pour ne 1 avoir pu iecourir avec une armee de quatre- mur.

vingts mille hommes. Guillaume s’en rendit maître de

la même manière qu’il savait vu prendre. II fattaqua -

aux yeux d une armée encore plus forte que n’avait

été la sienne quand Louis XIV l’affiégea. II y trouva

de nouvelles fortifications que Vauban avait faites.

La garnison française qui la défendit était une armée ;

car dans le temps qu’il en forma l’investissement, le

maréchal de Bousiers fe jeta dans la place avec sept

régimens de dragons. Ainsi Namur était défendue

par seize mille hommes , 8c prête à tout moment

d’être secourue par près de cent mille.

Le maréchal de Boujfflers était un homme de beau-coup de mérite , un général actif 8c appliqué , unbon citoyen, ne songeant qu’au bien du service,

( S S ) Voyez l’ode de Boilfau , & le fragment historique de Racine.L’experience , dit Racine, avait fait connaître au prince d’Orange com-bien il était inutile de s’opposer à un deílein que le roi conduisait lui-aênje.

Ff 3