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Tome vingtieme.
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454
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454 Maréchal de Boufflers.

ne ménageant pas plus ses foins que fa vie. Lesmémoires du marquis de Feuquières lui reprochentplusieurs fautes dans la défense de la place 8c de lacitadelle ; il lui en reproche encore dans la défensede Lille qui lui a fait tant d honneur. Ceux qui ontécrit l’histoire de Louis XIV ont copié servilementle marquis de Feuquières pour la guerre, ainsi quel’abbé de Choisi pour les anecdotes. Ils ne pouvaientpas savoir que Feuquières, d’ailleurs excellent officier8c connaissant la guerre par principes & par expé-rience , était un esprit non moins chagrin qu’éclairé,V Arijlarque 8c quelquefois le 'Iffile des généraux. IIaltère des faits pour avoir le plaisir de censurer desfautes. II fe plaignait de tout le.monde 8c tout lemonde fe plaignait de lui. On disait qu il était leplus brave homme de l’Europe, parce qu il dormaitau milieu de cent mille de ses ennemis. Sa capacitén’ayant pas été récompensée par le bâton de maré-chal de France, il employa trop , contre ceux quiservaient l'Etat, des lumières qui eussent été très-utiles s’il eût eu l’esprit aussi conciliant que péné-trant , appliqué 8c hardi.

II reprocha au maréchal de Villeroi plus de fautes8c de plus essentielles qu'à Boufflers. Villeroi , à latête d’environ quatre-vingts mille hommes, devaitsecourir Namur ; mais quand même les maréchauxde Villeroi 8c de Bouffers eussent fait généralementtout ce qui se pouvait faire, ( ce qui est bien rare )il fallait, par la situation du terrain , que Namur nefût point secourue , 8c se rendît tôt ou tard. Lesbords de la Méhaigne, couverts d’une armée d’ob-servation qui avait arrêté les secours du xoìGuillaume,