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Tome vingtieme.
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Traité avec la Savoie. 459

le jeune duc de Bourgogne , fils de Monseigneurhéritier de la couronne de France. On fut bientôtd’accord : le duc & Catinat conclurent le traité àjuilleu696.Notre-Dame de Lorette, où ils allèrent sous prétexted’un pèlerinage de dévotion , qui ne fit prendre lechange à personne. Le pape (c’était alors Innocent XIII)entrait ardemment dans cette négociation. Son butétait de délivrer à la fois l’Italie, 8c des invasionsdes Français, Sc des taxes continuelles que l’empereurexigeait pour payer ses arnjées. On voulait que lesimpériaux laissassent l’Italie neutre. Le duc de Savoies’engageait par le traité à obtenir cette neutralité.L’empereur répondit d’abord par des refus ; car lacour de Vienne ne se déterminait guère qu’à F extré-mité. Alors le duc de Savoie joignit ses troupes àFarinée française. Ce prince devint en moins d’unmois, de généralissime de l’empereur, généralissimede Louis XIV. On amena fa fille en France, pour Ducheflìdeépouser à onze ans le duc de Bourgogne qui en Bour s°§ ue -avait treize. Après la défection du duc de Savoie,il arriva, comme à la paix de Nimègue, que chacundes alliés prit le parti de traiter. L’empereur acceptad’abord la neutralité d’Italie. Les Hollandais pro-posèrent le château de Rysvick près de la Haye, pourles conférences d une paix générale. Quatre arméesque le roi avait fur pied servirent à hâter les conclu-sions. Quatre-vingts mille hommes étaient en Flandrefous Villeroi. Le maréchal de Choijeul en avait qua-rante mille fur les bords du Rhin. Catinat en avaitencore autant en Piémont. Le duc de Vendôme, par-venu enfin au généralat, après avoir passé par tousles degrés depuis celui de garde du roi comme un