Intriguespour la suc-cession ci’Ef-pagne.
47 o Testament
Mais la maison de l’empereur comptait pour sesdroits , premièrement les renonciations authentiquesSc ratifiées de Louis XIIlSc de LouisXIV à la couronned’Espagne ; ensuite le nom d’ Autriche ; le sang deMaximilien , dont Léopold Sc Charles II descendaient ;l’union presque toujours confiante des deux branchesautrichiennes ; la haine encore plus confiante de cesdeux branches contre les Bourbons; l’aversion que lanation espagnole avait alors pour la nation française ;enfin les ressorts d’une politique en possession degouverner le conseil d’Espagne.
Rien ne paraissait plus naturel alors que deperpétuer le trône d’Espagne dans la maison d’Au-triche. L Europe entière s’y attendait avant la paixde Rysvick : mais la faiblesse de Charles II avaitdérangé dès Tannée 1696 cet ordre de succession;Sc le nom autrichien avait déjà été sacrifié en secret.Le roi d’Espagne avait un petit-neveu , 61 s de sélec-teur de Bavière Maximilien-Marie. La mère du roi, quivivait encore, était bisaïeule de ce jeune prince deBavière, âgé alors de quatre ans ; Sc quoique cettereine-mère fût de la maison d"Autriche, étant 611 ede Tempereur Ferdinand III , elle obtint de son 61 sque la race impériale fût déshéritée. Elle était piquéecontre la cour de Vienne. Elle jeta les yeux fur ceprince bavarois sortant du berceau, pour le destinerà la monarchie d’Espagne Sc du nouveau monde.Charles II, alors gouverné par elle, (//) 6t un testa-ment secret en faveur du prince électoral de Bavièreen 1696. Charles ayant depuis perdu fa mère fut
[II) Voyez les mémoires de Tord, premier vol. pag. 1 5.