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Tome vingtieme.
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de Charles II roi d’Espagne. 471

gouverné par sa {emmcMarie-Anne de Bavière-JVeubourg .Cette princesse bavaroise, belle-sœur de l'empereurLéopold, était aussi attachée à la maison d’Autricheque la reine-mère autrichienne avait été affectionnéeau sang de Bavière. Ainsi le cours naturel des chosesfut touj ours interverti dans cette affaire, où il s’agissaitde la plus vaste monarchie du monde. Marie-Anne deBavière fit déchirer le testament qui appelait le jeunebavarois à la succession, 8c le roi promit à sa femmequ’il n’aurait jamais d’autre héritier qu’un fils del’empereur Léopold , Sc qu’il ne ruinerait pas la maisond’Autriche. Les choses étaient en ces termes à lapaix de Rysvick. Les maisons de France Sc d’Autrichese craignaient 8c s’observaient, 8c elles avaient l’Eu-rope à craindre. L’Angleterre Sc la Hollande alorspuissantes , dont l’intérêt était de tenir la balanceentre les souverains , ne voulaient point souffrir quela même tête pût porter avec la couronne d’Espagnecelle de l’Empire, ou celle de France.

Ce qu’il y eut de plus étrange , c’est que le roi dePortugal Pierre II se mit au rang des prétendans.Cela était absurde; il ne pouvait tirer son droit qued’un Jean I, fils naturel de Pierre le jnjlicier au quin-zième siècle ; mais cette prétention chimérique étaitsoutenue par le comte d 'Oropeza de la maison deBragance ; il était membre du conseil. II osa en parler;il sut disgracié 8c renvoyé.

Louis XIV ne pouvait souffrir qu’un fils de 1 em-pereur recueillît la succession , Sc il ne pouvait lademander. On ne sait pas positivement quel hommeimagina le premier de faire un partage prématuréSc inouï de la monarchie espagnole pendant la vie

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