Band 
Tome vingtieme.
Seite
475
JPEG-Download
 

d’Espagne. 4 75

établissemens dans l’Inde , l’Empire , la Hongrie, laLombardie dans les mêmes mains , armerait le restede l’Europe. II demandait que l’empereur Léopoldenvoyât son second fils Charles à Madrid, à la têtede dix mille hommes ; mais ni la France, ni l’An-gleterre, ni la Hollande, ni l’Italie ne sauraient alorssouffert : toutes voulaient le partage. L’empereur nevoulait point envoyer son fils seul à la merci duconseil d Espagne, & ne pouvait y faire passer dixmille hommes. II voulait seulement faire marcher destroupes en Italie , pour s’assurer cette partie desEtats de la monarchie autrichienne-espagnole. IIarriva , pour le plus important intérêt entre deuxgrands rois , ce qui arrive tous les jours entre desparticuliers pour des affaites légères. On disputa,on s’aigrit : la fierté allemande révoltait la hauteurcastillanne. La comtesse de Perlipz, qui gouvernait lafemme du roi mourant, aliénait les esprits qu’elleeût dû gagner à Madrid; & le conseil de Vienne leséloignait encore davantage par ses hauteurs.

Le jeune archiduc , qui fut depuis l’empereur intriguesCharles VI, appelait toujours les Espagnols d’un i a succession!nom injurieux. II apprit alors combien les princesdoivent peser leurs paroles. Un évêque de Lérida,ambassadeur de Madrid à Vienne, mécontent desAllemands, releva ces discours , les envenima dansses dépêches, Sc écrivit lui-même des choses plusinjurieuses pour le conseil d’Autriche que sarchiducn’en avait prononcées contre les Espagnols. 55 Les55 ministres de Léopold , écrivait-il, ont s esprit fait55 comme les cornes des chèvres de mon pays , petit,

>5 dur 8c tortu. 55 Cette lettre devint publique.