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Tome vingtieme.
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478
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478 Succession

le dit le marquis deTora. Ainsi le roi moribond menacétour à tour par ceux qui prétendaient à fa succession ,voyant que ìe jour de sa mort serait celui de la guerre,que ses Etats allaient être déchirés , tendait à fa finfans consolation , sans résolution 8c au milieu desinquiétudes.

Le roi d’Ef- Dans cette crise violente le cardinal Portocarreroíuhè'kpape" archevêque de Tolède , le comte de Monlerey 8cd’autres grands d’Espagne voulurent sauver lapatrie.Ils se réunirent pour prévenir le démembrement dela monarchie. Leur haine contre le gouvernementallemand fortifia dans leurs esprits la raison d Etat,8c servit la cour de France sans qu’elle le fût. Ilspersuadèrent à Charles II de préférer un petit-fils deLouis XIV à un prince éloigné deux, hors d’état deles défendre. Ce n’était point anéantir les renon-ciations íolemnelles de la mère 8c de la femme deLouis XIV à la couronne d’Espagne, puisqu’ellesn’avaient été faites que pour empêcher les aînés de' leurs descendans de réunir fous leur dominationles deux royaumes , Sc qu’on ne choisissait pointun aîné. C’était en même temps rendre justice auxdroits du sang ; c’était conserver la monarchie espa-gnole sans partage. Le roi scrupuleux fit consulterdes théologiens, qui furent de l’avis de son conseil ;ensuite tout malade qu’il était, il écrivit de sa mainau pape Innocent XII, 8c lui fit la même consultation.Le pape, qui croyait voir dans l’affaiblissement delamaison d’Autriche la liberté de l’Italie , écrivit auroi ? 5 que les lois d’Espagne 8c le bien de la chré-” tienté exigeaient de lui qu’il donnât la préférence" à la maison de France. ,, La lettre du pape était