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Tome vingtieme.
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Louis XIV

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maison. II est certain que la matière sut mise endélibération dans un conseil extraordinaire. Lechancelier de Pontchartrain 8 c le duc de Beauvilliersfurent d’avis de s’en tenir au traité ; ils voyaient lesdangers d’une nouvelle guerre à soutenir. (2 g) Louisles voyait aussi ; mais il était accoutumé à ne les pas11 novemb. craindre. II accepta le testament; Sc rencontrant,I7 °°' au sortir du conseil, les princesses de Conti avecM me la duchesse: Hé bien , leur dit-il en souriant,quel parti prendriez - vous ? puis fans attendre leurréponse : quelque parti que je prenne , ajouta-t-il ,je Jaisbien que je ferai blâmé. ( ss )

Les actions des rois , tout flattés qu’ils font ,éprouvent toujours tant de critiques que le roi

(29) A nc cousidèicr que la justice , cette question était délicate.Le traité de partage liait Louis XIV , mais il n’avait aucun droit depriver son peiit-sils d’une succession qui était indépendante de son auto-rité. íl avait encore moins celui de donner à l’Espagne un autre maîtreque celui qui était appelé au trône par la règle ordinaire des successions,par le testament de Charles II 8c le consentement des peuples. Le traitéfait avec l’Angleterre parait donc injuste ; 8c ce n’estpas de savoir violé,mais de l’avoir proposé , qu’on peut faire un reproche à Louis XIV .Devait-il regarder comme absolument nul cet engagement injuste , oudevait-il, en laissant la liberté à son petit-fils d’acccpter ou de refuser, secroire obligé à ne lui point donner de secours contre les puissances aveclesquelles il avait pris des engagemens ? La guerre qu’elles seraient aunouveau roi d’Espágne n’était-clle point évidemment injuste ? Et ren-gagement de ne pas défendre son petit-fils, injustement attaqué, aurait-Upu être légitime ?

(jí) Malgré le mépris où sont en France les prétendus mémoiresde M rae de Mainienon, on est pourtant obligé d’avertir les étrangers quetout ce qu’on y dit au sujet de ce testament est faux. L’auteur prétendque lorsque sambassadeur d’Espagne vint apporter à Louis XIV les der-nières volontés dc Charles //, le roi lui répondit : Je verrai. Certaine-ment le roi ne fit point une réponse si étrange , puisque de saveu dumarquis de Tord , sambassadeur d Espagne n’eut audience de Louis XIVqu’après lc conseil dans lequel le testament fut accepté.

Le ministre qu’on avait alors en Espagne s’appelait Blécour Sc non pas