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Tome vingtieme.
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jusq,u’a 1701 . 483

d’Angleterre lui-même essuya des reproches dansson parlement ; & ses ministres furent poursuivis ,pour avoir fait le traité de partage. Les Anglais quiraisonnent mieux qu’aucun peuple , mais en qui lafureur de l’esprit de parti éteint quelquefois la raison ,criaient à la fois, 8c contre Guillaume qui avait fait letraité , 8c contre Louis XIV qui le rompait.

L’Europe parut d’abord dans l’engourdissementde la surprise 8c de l’impuissance, quand elle vit lamonarchie <f Espagne soumise à la France, dont elleavait été trois cents ans la rivale. Louis XIV semblaitle monarque le plus heureux 8c le plus puissant dela terre. II fe voyait à soixante 8c deux ans entouréd’une nombreuse postérité ; un de ses petits-fils allaitgouverner fous ses ordres l’Efpagne, f Amérique, lamoitié de f Italie 8e les Pays-Bas. L’empereur n’ofaitencore que fe plaindre.

Le roi Guillaume, à l’âge de cinquante-deux ans , Mesures pour

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devenu infirme se faible, ne paraissait plus un ennemi ^Hameucdangereux. II lui fallait le consentement de son parle-ment pour faire la guerre ; 8c Louis avait fait passerde l’argent en Angleterre , avec lequel il espéraitdisposer de plusieurs voix de ce parlement. Guillaume8c la Hollande, né tan t pas assez forts pour fe décla-rer , écrivirent à Philippe V comme au roi légitimed’Espagne. Louis XIV était assuré de sélecteur de Féyr. 1701.Bavière, pèredu jeune prince qui était mort désignéroi. Cet électeur, gouverneur des Pays-Bas au nomdu dernier roi Charles II , assurait tout d’un coup àPhilippe V la possession de la Flandre, 8c ouvrait dans

Beìcour. Ce que le roi dit à l’ambafïadeur Cajlel dos Bios, dans les mémoiresdc Mamtenon, n’a jamais été dit que dans ce roman.

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