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RECONNU EN FRANCE. 487
que peut-être sans cette démarche leur parlementn'eût point pris de parti entre les maisons de BourbonSc d'Autriche ; mais que reconnaître ainsi pour leurroi un prince proscrit par eux , leur parut une injureà la nation Sc un despotisme qu’on voulait exercerdans l’Europe. Les instructions données par la villede Londres à ses représentans furent violentes.
Le roi de France Je donne un vice-roi en conjèrant letitre de notre souverain à un prétendu prince de Galles :notre condition ferait bien malheureuse , fi nous devions êtregouvernes au gré dl un prince qui a employé le fer , le feuò les galères pour détruire les prolcjlans de Jes Etats;aurait-il plus d'humanité pour nous que pour Jes propressujets ?
Guillaume s’expliqua dans le parlement avec lamême force. On déclara le nouveau roi Jacquescoupable de haute trahison : un bill à'alleinder futporté contre lui, c’est-à-dire, qu’il fut condamné àmort comme son grand-père ; Sc c’est en vertu dece bill qu’on mit depuis fa tête à prix. Tel était lefort de cette famille infortunée, dont les malheursn’étaientpas encore épuisés. II faut avouer que c’étaitopposer de la barbarie à la générosité du roi deFrance.
justifié ce que sauteur du Siècle avauce. Voy tz ses lettres, tom. If,pag. 56. C’est ainsi que pense encore M. de Tûrci dans ses mémoires.II dit pag. 164 du tom. I, première édition : La résolution que prit ïeroi de reconnaître le prince de Galles en qualité de roi (P Angleterre , changea lesdispositions qu'unegrandepartie de la nation témoignait à conserver la paix , ò’c.Le lord Bolingbroke avoue dans ses lettres que Louis XIV reconnut leprétendant par des imporlunitês de femmes . On voit par ces témoignagesavec quelle exactitude Fauteur du Siècle de Louis XIV a cherché lavérité , 8: avec quelle candeur il Fa dite.
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