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Tome vingtieme.
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Maréchal de Villars. 51 3

françaises. Catinat commandait dans Strasbourg. Sacirconspection l’empêcha d’entreprendre d aller atta-quer le prince de Bade avec tant de désavantage.

L’armée de France eût été perdue sans ressource, 8cl’Alsace eût été ouverte par un mauvais succès. Villars,qui avait résolu d'être maréchal de France ou depérir, hasarda ce qnz Catinat rì oia.it faire. II en obtintpermission de la cour. II marcha aux impériaux avecune armée inférieure vers Fridlingue, 8c donna labataille qui porte ce nom.

La cavalerie se battait dans la plaine : l’infanteric Bataille Hefrançaise gravit au haut de la montagne, 8c attaquaFin sauterie allemande retranchée dans des bois. J’ai 1702.entendu dire plus d'une fois au maréchal de Villarsque la bataille étant gagnée, comme il marchait àla tête de son infanterie, une voix cria : JVoussommescoupés. A ce mot, tous ses régimens s’enfuirent. IIcourt à eux , 8c leur crie : Allons , mes amis , la victoireejl à nous. vive le roi. Les soldats répondent, vive leroi , en tremblant, 8c recommencent à fuir. La plusgrande peine qu’eut le général, ce fut de rallier lesvainqueurs. Si deux régimens ennemis avaient parudans le moment de cette terreur panique, les Fran-çais étaient battus : tant la fortune décide souventdu gain des batailles.

Le prince de Bade, après avoir perdu trois millehommes , son canon, son champ de bataille, aprèsavoir été poursuivi deux lieues à travers les bois Scles défilés, tandis que pour preuve de fa défaite ,le fort de Fridlingen capitulait, manda cependant àVienne qu’il avait remporté la victoire, 8c fit chanter unTe Deum , plus honteux pour lui que la bataille perdue.

Siècle de Louis XIV. Tom. I. K k