5 i 4 Maréchal de Villars.
d 1 ' y'u^' lit ^' es Français, remis de leur terreur panique, pro*proclame clamèrent Villars maréchal de France fur le champFrance* 1 ar à bataille ; 8c le roi, quinze jours après, confirmales soldats, ce que la voix des soldats lui avait donné.
Avril 1703. Le maréchal de Villars joint enfin sélecteur deBavière avec ses troupes victorieuses : il le trouvevainqueur de son côté, gagnant du terrain, 8c maîtrede la ville impériale de Ratisbonne, où l’Empireassemblé venait de conjurer fa perte.
Villars était plus fait pour bien servir l’Etat en nesuivant que son génie que pour agir de concert avecun prince. II mena, ou plutôt il entraîna sélecteurau-delà du Danube ; 8c quand le fleuve fut passé,sélecteur se repentit, voyant que le moindre écheclaisserait ses Etats à la merci de l’empereur. Leune^bataiUc comte de Styrum , à la tête d’un corps d’environ vingtà Hochstet. mille hommes, allait se joindre à la grande armée duprince de Bade auprès de Donavert. II faut les pré-venir , dit le maréchal au prince : il faut tomber furStyrum , <b marcher tout-à-ïheure. L’électeur temporisait:il répondait qu’il en devait conférer avec ses généraux8c ses ministres. Cejl moi qui fuis votre miniflre ò votregénéral, lui répliquait Villars. Vousfaut-il d'autre conseilque moi , quand il s'agit de donner bataille ? Le prince,occupé du danger de ses Etats , reculait encore ; il sefâchait contre le général : Hé bien, lui dit Villars ,Jivotre altesse éleâorale ne veut pas saisir ï occasion avec sesBavarois , je vais combattre avec les Français; 8c aussitôtil donne ordre pour sattaque. Le prince indigné,(d) 8c ne voyant dans ce français qu’un téméraire,
(</) Tout ceci doit se trouver dans les mémoires du maréchal dcVillars manuscrits j j’y ai lu ces détails. Le premier tome imprimé de