Pc APPEL DE VlLLARS. L 1 7
est non-seulement tout autre de ce qu’il était avantl’invention de la poudre, mais de ce qu’il était il y acent ans.
Cependant la fortune de la France fe soutenant sélecteur ded’abord íi heureusement du côté de s Allemagne , on Bavl f e dc '
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présumait que le maréchal de Villars la poufferait son malheurencore plus loin, avec cette impétuosité, qui décon- ™ ra j Ucertait la lenteur allemande : mais ce même caractère, Villars.qui en sciait un chef redoutable, le rendait incom-patible avec sélecteur de Bavière. Le roi voulaitqu'un général ne fût fier qu’avec l’ennemi ; 8c sélec-teur de Bavière fut assez malheureux pour demanderun autre maréchal de France.
Villars lui-même fatigue des petites intrigues d’unecour orageuse 8c intéressée, des irrésolutions de sélec-teur, 8c plus encore des lettres du ministre d’EtatChamillart plein de prévention contre lui commed’ignorance, demanda au roi fa retraite. Ce fut lafeule récompense qu’il eut des opérations de guerreles plus savantes 8c d’une bataille gagnée. Chamillart,pour le malheur de la France, l’envoya dans le fonddes Cévènes réprimer des paysans fanatiques , 8cil ôta aux armées françaises le seul général qui pûtalors , ainsi que le duc de Vendôme, leur inspirer uncourage invincible. On parlera de ces fanatiquesdans le chapitre de la religion. Louis XIV avait alorsdes ennemis plus terribles, plus heureux Sc plusirréconciliables que ces habitans des Cévènes.
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