Bataille
d'Hochstet.
13 août1704.
Tautes.
520 Bataille d’Hochstet.
écrite la veille de la bataille , par laquelle on luimandait la dispolition des deux armées , 8c la manièredont le maréchal de Tallart voulait combattre , ilécrivit au président de Maisons son beau-frère, quesi le maréchal de Tallart donnait bataille en gardantcette position , il serait infailliblement défait. Onmontra la lettre à Louis XIV, elle a été publique.
L’armée de France, en comptant les Bavarois, étaitde quatre-vingt-deux bataillons 8c de cent soixanteescadrons , ce qui fêlait à peu près soixante millecombattans, parce que les corps n’étaient pas com»plets. Soixante-quatre bataillons 8c cent cinquante»deux escadrons composaient l'armée ennemie, quin’était forte que d’environ cinquante - deux millehommes ; car on fait toujours les armées plus nom-breuses qu’elies ne le font. Lette journée, si sanglante8c si décisive, mérite une attention particulière. Ona reproché bien des fautes aux généraux français ,la première était de s’être mis dans la nécessité derecevoir la bataille, au lieu de laisser farinée ennemiese consumer faute de fourrage, 8c de donner au maré-chal de Villeroi le temps de tomber fur les Pays-Basdégarnis ou de s'avancer en Allemagne. Mais il fautconsidérer, pour réponse à ce reproche, que l’arméefrançaise, étant un peu plus forte que celle des alliés ,pouvait espérer de la défaire 8c que la victoire eûtdétrôné l’empereur. Le marquis de Feuquières comptedouze fautes capitales que firent sélecteur, Marjin 8cTallart , avant 8c après la bataille. Une des plusconsidérables était de n’avoir point un gros corpsd’infanterie à leur centre 8c d’avoir séparé leurs deuxcorps d’armée, J’ai entendu souvent de la bouche