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Bataille d’Hochstet. 521
du maréchal de Villars que cette disposition étaitinexcusable.
Le maréchal de Tallart était à l’aile droite , Tallart.sélecteur avec Marfin à la gauche. Le maréchal deTallart avait dans le courage toute s ardeur 8c lavivacité française, un esprit actif, perçant, féconden expédions 8c en ressources. C’était lui qui avaitconclu les traités de partage. II était allé à la gloire8c à la fortune par toutes les voies d’un hommed’esprit 8c de cœur. La bataille de Spire lui avaitfait un très-grand honneur, malgré les critiques deFeuqitières; car un général victorieux n’a point faitde faute» aux yeux du public ; de même que legénéral battu a toujours tort, quelque sage conduitequ il ait eue.
Mais le maréchal de Tallart avait un malheurbien dangereux pour un général ; fa vue était sifaible qu’il ne distinguait pas les objets à vingt pasde lui. Ceux qui l’ont bien connu m’ont dit encoreque son courage ardent , tout contraire à celui deMarlborough, s’enflammant dans la chaleur de faction,ne laissait pas à son esprit une liberté assez entière.
Ce défaut lui venait d’un sang sec 8c allumé. On saitassez que notre tempérament fait toutes les qualitésde notre ame.
Le maréchal de Marjin n’avait jusque-là jamais Marjk$commandé en chef ; 8c avec beaucoup d’esprit & unsens droit, il avait, difait-on, l’expérience d’un bonofficier, plus que d’un général.
Pour sélecteur de Bavière, on le regardait moinscomme un grand capitaine que comme un prince