ASTRONOMIQUE. 153
l'espérance qu’il a de le voir découvrir d’autres planètes autour etde Saturne , de Mars , &c., et son étonnement de ce qu’on n’apas fait des lunettes plutôt, d’après ce que J. B. Porta en avaitdit dans sa Magie naturelle plusieurs années auparavant. Il rap-proche des découvertes de Galilée tout ce qu’il avait dit lui-même dans plusieurs de ses ouvrages ; il lui parle de l’usagequ’on pourra faire des lunettes pour d’autres observations im-portantes ; il compare la Lune à une pierre ponce criblée detrous , et il conjecture qu’elle est très-légère ; il lui fait remar-quer que Mæstlinus avait déjà donné l’explication de la lumièrecendrée , et compté quatorze étoiles dans les Pléiades. Il con-jecture que Jupiter tourne autour de son axe comme la Terre ,et donne le mouvement à ses quatre circulateurs .
Cet ouvrage fut réimprimé la même année à Florence , avecl’addition du phénomène de Mercure , que Kepler croyait avoirvu sur le Soleil ; et à Francfort en 161 i.
1610. Praga, in-^,° Jo. Kepleri Narratio de observatis à sequatuor Jovis satellitibus erronibus quos Galilæus Mediceasidéra nuncupavit.
Réimprime à Francfort en 1611.
ldi o. Mutina, in-^.. 0 Martini Horky à Lacoviâ brevissima Pere-grinatio contrà Nuncium sidereum Galilæi.
Voyei Scheibel.
1610. Patavïi, in-^j., 0 Joh. Woderbornii Confutatio quatuorproblematum quæ Martinus Horckius contrà Nunciumsidereum de quatuor planetis novis disputanda proposuit.
ïdio. Franckfurt am Mayn, in-^.° Tërtius interveniens, das istwarnung, &c. ; c’est-à-dire , Exhortation à quelquesthéologiens , médecins et philosophes , principalement àPhilippe Feseiius, de ne pas jeter l’enfant avec le bain[proverbe allemand ], de peur qu’en rejetant les erreursde l’astrologie , ils n’aillent contre leur intérêt ; avec plu-sieurs questions qui n’avaient jamais été proposées nidiscutées par les vrais amateurs des mystères de la nature;par J. Kepler , mathématicien de l’empereur.
j 62 pages. Kepler y traite avec esprit la question de l’influenceque pourraient avoir les planètes sur la terre, à raison de leurlumière. M. Scheibel a rendu ces pensées dea*Kef>lér dans unouvrage allemand , en 1776 ; et M. lflugel a expliqué d’unemanière analogue la lumière, dans les additions qu’il a faitesà l’Optique de Priestley, en 1775.
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