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BIBLIOGRAPHIE
33 dit : Mais je sens quelque chose ! Ce quelque chose était une53 petite fille , qui est venue au monde sur-le-champ ; on l’a mise33 sur un livre de géométrie qui s’est trouvé là, et la mère est33 allée se coucher. ... Je viens de relire les matériaux immenses33 de métaphysique qu’elle avait rassemblés avec une patience etj> une sagacité qui m’effraient. C’était le génie de Leibnitz avec
» de la sensibilité. Le roi Stanislas est venu dans ma
33 chambre pleurer cette perte avec moi. . . 33 Lettres de Voltaire ,tome IV , p. 39 - j 4 -
Voltaire , qui avait passé deux ans à Lunéville , et qui avaitdéclaré souvent au roi de Prusse qu’il ne quitterait pas M, me duChâtelet, revint à Paris au mois d’octobre 1749» et en partit aumois de juin 1750. Il dit lui avoir vu faire de tête une division deneuf chiffres, en présence d’un géomètre étonné.
Elle eut avec Mairan une dispute sur les forces vives. Celui-ci,dans une lettre de 52 pages, imprimée en 1741 » lui reprochequ’elle avait jugé admirables, ses raisonnemens sur les forces vives( Mém. 1728), dans la savante pièce qu’elle avait donnée surla nature du feu ; mais que Cirey étant devenu peu de tempsaprès une école leibnitienne , elle envoya à Paris un errata poursa pièce, qui fut imprimé , et un errata de l’errata, oit le simplecorrectif se changeait en une sorte depigramme contre ce mémoirede Mairan tant loué. L’académicien, chargé de l’impression, fitarrêter à l’Imprimerie royale les exemplaires qui en avaient été tiréspendant sa maladie, et dont il s’était déjà échappé un petit nombredans le public. -— Tome IV des prix, pièces de 1738. Voye1 leDictionnaire de physique par le P. Pauiian, et l’éloge historiquefait par Voltaire en 1754 > tome LXI de ses œuvres, éditionde 1785 , ou le premier des Mélanges littéraires. Cet éloge estaussi à la tête de l’édition de la traduction de Newton ; mais ilne contient pas la date de sa naissance, ni celle de ses ouvrages.J’ai tâché d’y suppléer, mais je n’ai pu me procurer exactementla première : je crois seulement qu’il y a une erreur dans sonextrait mortuaire , où on lui donne cinquante-deux ans ; Voltaire dit quarante-trois et demi.
Voltaire parle d’un traité manuscrit sur le bonheur. Le ducdu Châtelet son fils étant mort, je n’ai pu avoir de documensultérieurs sur cette femme illustre et étonnante.
On trouve dans les Pièces intéressantes de La Place, tome V,une lettre au sujet de l’ouvrage de M. n,e du Châtelet intitulé,Idées sur le bonheur. Son fils, le duc du Châtelet, s’empoisonnadans la prison avec de l’opium , dans le temps des massacres dela révolution.
Si l’on veut avoir la contre-partie de l’éloge que je viens de
tracer,
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