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L’adjudant Laborde le requit, au nom de l'empereur cll’ordre du ministre de la guerre, de se rendre à sou quartierson détachement; il refusa d’obtempérer, en observant q> l “pouvait quitter son poste qu’ensuite d’un ordre du généralolief Malet. .
L’adjudant lui répliqua que ce général était arrêté; ce conel persista dans son refus, quoique nous eussions employa ^motifs les plus pressans pour le déterminer à obéir: nousdîmes qu’il serait infailliblement fusillé s’il s’opiniâtrait; nouspûmes le ramener à son devoir. -,
Pendant ce débat, nous apperçumes un domestique qui P 01 ] 3une table couverte d’un tapis verd, dont nous ne connuissio 1pas la destination.
M. le comte Frochot survint au moment où nous étions *le point de nous retirer; il parut étouné de nous entendre P‘1er, comme nous le faisions, à ce colonel; il conduisit IVI- ® al .nier dans l’embrasure d’une fenêtre, et lui demauda' ce que )°^cela signifiait, et si l’empereur était mort. M. Saulnier lu 1 ’pondit que l’empereur vivait, que c’était un mouvement decobins, dirigé par l’ex-général Malet, dont il avait entendu P‘^1er il y a quelques années, qu’il venait ici avec M. Cluis et 1*.judant Laborde pour relever le poste placé au-devant de 1’hô ’et qu’ils se rendaient à la prison de la Forée pour tâcher afaire sortir le ministre de la police et le préfet de la police qy avaient été jetés par ces brigands. ^
Aussitôt M. le comte Frochot, détrompé, sauta au cou de ^Saulnier, en versant des larmes de joie : il se joignit ensuinous, mais sans succès, pour engager le colonel à se retirer a ^sa troupe. Cet officier nous dit qu’il allait prendre conseïM. Frochot. uS
Nous nous rendîmes ensuite à la prison de la Force, oùpénétrâmes sans difficulté, et où nous trouvâmes S. Ex. I enistre de la police, et M. le préfet de police, que nous ranien* 1 ^précipitamment à l’hôtel du ministère, dans la voiture deSaulnier.
Nous déclarons, avec vérité, que tels sont les faits parvenus'(Signé) Cluis et SauuNIëPour copie conforme,
Le ministre de la police générale,
Le duc de K° vlG °‘
No. IV.
Copie du rapport de l’inspecleur médecin des prisons d et af '
Le 23 Octobre, vers huit heures du malin, ayant «PP^r»l’hôtel du ministre de la police générale, qu’il venait d e ^ nSTêté et conduit par des forcenés, on ne savait où, j’ enfral ^ te r ;un salon, pour y voir celui qu’on me disait l’avoir fait al1