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4 (1813) Pièces des années 1810, 1811, et 1812 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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No. nr.

Note sur la journée du 23 Octobre, 1812, en cç qui con-|. er <ie M. Sauinier, secrétaire général du ministère de la po-i* e > et M. Cluis, secrétaire particulier de S. Exc, le duc de^ovigo.

^ Vers sept heures et demie du matin, M. Cluis vint chez M.Ptlnier pour lui annoncer l’arrestation de S. Exc., et saPnslation à la prison de la Force.

M. Sauinier s’informa aussitôt de l’ordre en vertu duquelCp lte arrestation s’était opérée; M. Cluis répondit qu’il li’gno-j® 1 *, niais qu’elle avait été effectuée par les ex-généraux Gui-d *l et Lahorie.

ç La conduite antérieure de ces officiers étant connue de M.^®ulnier, il dit que c’était, un mouvement de Jacobins; qu’ilu 'lait se rendre chez le prince archi-chancellier et chez M. lec °tnte Réal, pour aviser aux moyens d’arracher le ministre des"Pins de ces brigands.

. Arrivés chez M. Réal, il fut convenu qu’il irait de suite chez> e prince, tandis que MM. Cluis et Sauinier se rendraient cheze général Hullin.

.Après quelques difficultés pour pénétrer chez ce général,Cluis et Sauinier apprirent de Mme. Hullin qu’il avaitr ®Çu quelques instans auparavant, un coup de pistolet du gé-néral Malet, qui était venu l’arrêter de la part du ministre deA police. Nous vîmes eu effet ce général dans son lit, la figurec °Uverte de sang, nous reconnaissant à peine.

. Nous nous retirâmes après avoir détrompé Mme Hullin, et1,1 avoir dit que le ministre de la police était lui-même arrêté.

Ne pouvant obtenir d’ordre du général Hullin, nous fâniesc,le z le prince archi-chancelier, à qui nous rendîmes compte dequi était venu à notre connaissance.

, Le prince ordonna à M. Sauinier d’aller chez le ministre de• guerre pour l’inviter, en son nom, à mettre sur pied la garde'Ppériale et à lui envoyer un piquet.

I Au moment où nous nous disposions à exécuter cet ordre,,7 ministre de la guerre entra chez le prince, qui ayant apprisPrestation du ministre de la police et du préfet de la police,''Pma une réquisition écrite à l’adjudant Laborde pour releverj, 0lls les postes placés par Malet, dont on venait d’apprendreArrestation par cet adjudant.

Alunis de cet ordre, nous partîmes avec l’adjudant Labordelù,1 r la prison de la Force.

Arrivés sur la place de l’hôtel de ville, nous aperçûmes unPftchement delà 10e cohorte placé en face de l’hôtel; nous'Pilâmes aussitôt pour parler à l’officier qui la commandait,Arce que l’on nous dit qu’il était dans le salon de l’hôtel; nousr °*ivâmes en effet le colonel de la 10e cohorte.