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Tome second.
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pureté , d’un désintéressement, d’une droiture d’intentions qu’on ne sauraitoublier. C’est du Globe que sont sortis les Sainl-Simoniens, les Fouriéristes ettous ces jeunes écrivains qui ont fouillé au fond des principes de la société, ettente de la réformer tout entière pour réparer, disaient-ils, de grandes in-justices, donner à chacun la place que lui méritaient ses talents et ses vertus,améliorer la condition du peuple et répartir plus également les avantages queles hommes peuvent obtenir de leur réunion en corps de nation. Sans lesaMnr, peut-être , ces jeunes enthousiastes reprenaient l’œuvre démocratiquede 1795 et les doctrines de Babeuf , immolé sous le directoire pour l’émissionde principes semblables aux leurs. Ils avaient aussi dans leur enseignementreligieux des affinités avec la théophilanthropie que voulut mettre en honneurLa Réveillère-Lépeaux , membre du directoire, et que le ridicule lit tomber, demême qu’il a porté depuis un coup mortel à la prédication publique de quelquesSaint-Simoniens. On sait que quelques coryphées de cette secte allèrent jusqu’àenseigner la liberté absolue et même la communauté des femmes. Ce sont làdes excès comme il s’en rencontre dans toutes les sectes nouvelles, mais l'écolede Saint-Simon et de Fourier n’en laissera pas moins des traces profondes;plusieurs de ses principes pénétreront dans les lois ainsi que dans les institu-tions , et apporteront avec le temps de notables changements dans la constitu-hon du corps social. De pareils efforts, de pareils projets, des vues si sé-rieuses, de pareilles études dans la jeunesse, sont un spectacle nouveau pourla France et même pour le monde.

Cependant l’opposition ne tarda point à se partager en deux fractions : l'une,c Plus nombreuse, voulait tout obtenir par la force de la loi, en

letenant le gouvernement dans les limites de la Charte; l’autre, ayant _toute confiance dans la dynastie, se précipita dans la route périlleuse desconspirations. Elles avortèrent toutes, et coûtèrent la vie ailes hommes ardentset sincères, mais sans prudence, à de jeunes séides dont quelques-uns, commeles quatre sergents, montrèrent le plus noble caractère devant la justice, etune âme héroïque en face de la mort. Plein d’affection pour la jeunesse engeneral . consacré au devoir de l’instruire et d’éclairer sa route, témoin de1 usieuis de ces tentatives téméraires dont j’ai toujours prédit la malheureuseissue a eui s auteurs, j’ai plaint du fond du cœur Bories et ses compagnons, ainsique toutes les autres victimes d’entreprises téméraires et inopportunes qui nepouvaient îéussii. En révolution surtout, tout ce qui est prématuré avorte,tout ce qui va tiop vite fait reculer. Les révolutions ne triomphent que lorsqueI opinion publique est prête à les accepter,