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Tome second.
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XVII
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cluite de la dynastie. Les trois journées survinrent et (iront sortir du sein du peupleune raee nouvelle de révolutionnaires, jusqu’alors inconnue en France . Quelétonnement pour nous, lorsque nous vîmes des adolescents, des enfants même,saisis tout a coup d’un instinct de courage et d’une fièvre belliqueuse, poussés etconduits par eux-mêmes, attaquer des soldats armés , braver la mitraille , re-cevoir et surtout donner la mort avec une*audace et une témérité sans exemple, s’abs-tenir de toute cruauté dans le combat, de toutexcès après la victoire! La prise de la Bastilleelle-même, qui causa une si profonde émo-tion dans Paris , n’avait rien produit de pareilLe gamin, puisqu’il faut l’appeler par sonnom , n’était point apparu dans les journéesles plus orageuses de la révolution. l)’oùsortait cette race nouvelle tout à coup inter-venue, sans ordre et sans appel, dans la ba-taille qui a renversé un trône et dépossédéune dynastie? je l’ignore. Que deviendracelte race si elle se perpétue? qu'en faut-ilattendre ou espérer? C’est là une grave-question qui mérite d’être méditée profondément par le législateur. Unautre exemple du même genre, mais moins étonnant quoiqu’il soit aussinouveau dans nos annales, appartient à mon sujet. Ce ne sont pas deshommes faits, des généraux couverts de gloire, ce ne sont pas des chefsrévolutionnaires et connus de la foule, ce sont des jeunes gens de nos écolesde médecine, des élèves en droit, des élèves de l’École Polytechnique qui,

I épée à la main , ont couduit le peuple à l’attaque du château, ce sont euxqui ont servi de guide à la victoire populaire. Ici point de Camille Desmoulins qui, montrant un pistolet, distribue des feuilles d’arbre comme des signes dei nlliement, et crie au peuple qu’il entraîne : « Marchons. » lei rien en paroles et^ "d <m -bons. Le peuple s’émeut de lui-même et trouve sur sa route desm es qu il accepte sans les connaître, parce qu’ils viennent adopter ses périls.

1 existait dans le sein de la jeunesse des ambitions ardentes. Frappés dusouvenii de changements inouïs que nous avons vus, plusieurs se disaient :

uisqut des soldats sont passés rois, puisqu’un lieutenant d’artillerie a pu deve-nir le maîtie de 1 Europe , pourquoi oe deviendrais-je pas général, ministreou (onsul! Une paitie de la jeunesse mit à profit ees réflexions après les trois