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FACTEUR DE LA POSTE AUX LETTRES
V ous avez passé la nuit au haï. - 11 est midi. — Vousvous levez, l'œil encore appesanti par le sommeil. Onsonne à votre porte.
■ « Qui est-ce qui est là ?—Le L’acteur qui demande
à parler à monsieur. — Le diable t’emporte 1 » 1.1
LITTRÉ;pout en murmurant ces paroles d’un fatal augure’p 0ur le visiteur, vous ouvrez.
«Monsieur, c’est votre Facteur qui prend la libertéde vous souhaiter la bonne année et de vous offrir unalmanach. »
a l’audition de cette formule, prononcée le plus souvent d’un air riant par unConnue d’une quarantaine d’années, à la taille moyenne, aux formes nerveuses et,a "aassées; à la vue de cette main qui, parmi plusieurs douzaines de cartons,Moisit avec un tact tout particulier celui qui convient le mieux a vos goûts ou av °fre condition , un frisson involontaire vous saisit. Ces trois mots — la bonne année"ontsuffi pour faire dérouler devant votre esprit un cercle infini d’idées pauvresot maussades. Vous avez reconnu tout d’abord l’approche du 1 er janvier, jour néfastePour qui n - est pi us un ell fant, époque fatale où, de peur de manquer a des usagesOralement reçus, on doit tout à la fuisse faire banquier et comédien.
Au Facteur appartient de temps immémorial le soin* de nous avertir chaque anneellu moment où nous allons être appelés a jouer 1 un et 1 autre de ces rôles ; et comme,Aujourd'hui, vous n’en êtes pas à votre coup d’essai, vous reconnaissez cette alten-li 'm prévenante par le don de quelques pièces de monnaie proportionné ’a l’étagevous habitez et à votre générosité. Par rormede conversation même, et quoique'* a us toute l’année vous ne receviez peut-être pas dix lettres à votre adresse, vous
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