LE PO fi T K.
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un tambour, une caisse d’airain couverte eu peau d'onagre;
— la mer, l’humide N crée;
un hippopotame, des rivages du Nil le coursier amphibie, eic., etc.
^ es vers sont autant d’énigmes et de logngriplics destinés a exercer la patience deSes lenteurs, heureusement peu nombreux. Il a horreur de la trivialité et revêt touteselioses d’un style noble et emphatique. S’il avait a rendre le mol populaire deHenri IV (je veux que le paysan motte la poule au pot tous les dimanches), il écrirait
. . . . Je veux que l'humble laboureur
Célèbre avec gaieté le saint jour du Seigneur ;
Je veux voir sa misère un instant consolée,
Et qu'à son appétit la géline immolée,
Déposant tous ses sucs dans un vase fumant,
Fasse d’un doux 1 ancpict le plus bel ornement.
Le poêle classique est venu au inonde deux mille ans trop tard. Il est vrai qu’il'Miore parfaitement le grec, attendu qu'on ne l’apprenait guère au temps du Direc-0,l e exécutif. Cependant parlez-lui de Lamartine, il vous citera une ode de Pindare en I honneur des jeux olympiques; chantez-lui les Hirondelles, de Béranger, il vous■Postera par /’Hirondelle d’Anacréon. Admirez devant lui les tableaux de Dccamps,Vous racontera comment Dibutade inventa le dessin. Les travaux astronomiques’ Arago lui sont peu familiers, mais en revanche il vante Ilipparque, Pilhéas, Aratus < l I yutocharis. En géographie , il préfère à l’étude de Maltebrun celle de Strabon ete loinpouius Mêla. Il dit l’Occitanie pour le Languedoc, la Pannonie pour la Hongrie
l’Ibérie pour l’Espagne , l’Ausouie pour l’ItalieParthénope pour Naples, et Lutèce pour Paris ;il passe insouciant devant les grandes œuvresde Robert de Luzarches, de Jean de Chelles,et autres architectes cal Indiques ; mais il se pâmed’aise a l’aspect d’un fronton soutenu par unemonotone rangée de colonnes corinthiennes.
Comme corollaire du poète classique se pré-sente l’auteur de poésies légères. C’est un hommede loisir, c’est-â-dire un être dont le métier con-siste a ne rien faire, il recevoir et a rendre desvisites, et h consommer a la ville ce que produi-sent les habitants des campagnes. « S’il voulaits’en donner la peine, assure-t-il, il éclipseraitVictor Hugo ; mais provisoirement il se contentede se délasser d’études plus sérieuses, au moyende la poésie. » Il daigne rimer, le gentilhomme!