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Tome second.
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LE CROQUE-MO RT.

* J : ,S l'honneur de vous connaître, que me voulez-vous? — Je sais, madame, qu’il n'est,l 'on qu’une mère ne fasse pour la mémoire d’une fille chérie... Hélas ! que ce mondets l plein de tristesse !... Je suis courtier, madame, près la compagnie des sépultures■ <m oourlier particulier de AI. de La Fosse, fabricant de sarcophages), et je venaisv °"', madame, si par hasard vous n’auriez pas besoin d'un tombeau ; nous en avons

( ' e neufs et d'occasion, et dans le dernier genre. » A ers mots notre homme es-

SU| e une bordée terrible ; mais il est à l’épreuve du feu. — « Comment, monsieur,'° Us u’avez donc ni cœur ni âme pour venir troubler ainsi une pauvre femmeu,ls s a solitude et son désespoir. C’est une abomination! c'est une honte, le métier( I" G vous faites!... » Et la-dessus on le jette a la porte, mais il revient le lendemain ;Car rien ne saura l’arrêter jusqu’à ce qu’il vous ait extorqué quelques ordres.— Il11 V aurait qu’un moyen de se défaire d'un pareil misérable, ce serait de le tuer;n 'ais la loi jusqu’à ce jour n’v autorise que faiblement.

C est au faubourg du Roule, chez un illustre ébéniste, nommé on ne peut plus"hireusement M. Ilomo, que se fabriquent les cercueils de chêne et de palissandre,vs cercueils marquetés, guillochés, damasquinés, à compartiments, à secrets ou àl'usiquc; mais la grande manufacture des bières à l’usage de la canaille, c’est-à-direes bières de bois blanc est établie au village de la Gare. L’ouvrier qui en a l’entre-P ,,se est tenu dans l’obligation d’en avoir toujours au moins six mille de faites, etS ans chaque mairie, une bonne collection. Ce tailleur suprême, qui enfonce Zang,u ub et Dussautoy , fait à ce métier sa fortune , tout comme MM. les vaudevillisteses l’ompes de leur côté font la leur. C’est une chose bien curieuse que l'énormeQuantité de vivants qui vivent à Paris de la mort ! Sans la population souler-^' ll|ie un tiers de la garde nationale serait sans ouvrage et sans pain ! — Au carrosseL lllx c, il faut un attelage de luxe. Il faut des (leurs à la beauté, U faut des perlesP°iynard. Aussi n’est-ce point notre héros, ce mince et chétif personnage qui|°"'t de la douce faveur d’ensevelir les heureux du jour et de les mettre danslt rs cercueils Boule ou Charles I er . Non, mon cher marquis, il y a un gros^ ar Çon tout exprès pour cela : fleuri, potelé, presqu’un amour. Ce beau mignon ,Us I av 'cz vu sans doute, il est Irès-rcconnaissable ; il porte toujours sur l’épauleda SaC ei,orme en 8 u ' se d e carquois; car il faut vous dire que pour épargner aux ca-V| cs superfins toute émotion et tout cahot désagréable, bien que leurs cercueilsmatelassés et garnis d’oreillers comme un boudoir, on les enterre à bouchel"o veux-tu? dans le son.

*°ut le monde connaît la triste et philosophique et populaire composition de Vi-eil r01 * ’ Ce ^ honnête et modeste peintre; je veux dire le convoi du pauvre. Hans lear , l’indigence un homme obscur gagne silencieusement son dernier asile. Sansde e .® e et sans apparat il passe comme il a vécu. Trahi parla fortune, abandonnélia | Slens > un seu l ara i l"i reste et le suit; et cet ami, c’est son chien! un pauvrein ’’ l XH tailt ! a tête basse et enfouie sous les soies longues et crottées de sa toison(||) 1 — Ce tableau simple et déchirant, Vigneron l’a fait !... A Biard il en reste

^ a "lre moins sombre et que son pinceau railleur reproduirait merveilleusement !^clui-|à, je l’ai vu, de mes propres yeux vu! — C’était un homme, ô sublime