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LE CKOQUE-MOUT.
losse commune réveillée en sursaut par les trompettes du Jugement dernier. —1 u ' s Risque ce premier tumulte était un peu calmé, on allumait le puncli , et a'ueur infernale, quelques croque-morts ayant tendu des cordes "a boyau sur6s cercueils vides, ayant fait des archets avec des chevelures, et avec des tibias desutes tibicines, un effroyable orchestre s’improvisait, et la multitude se disciplinant,Ulle immense ronde s’organisait et tournait sans cesse sur elle-même en jetant des•Heurs terribles, comme une ronde de damnés.
punch et la valse achevés, on remontait gaiement dans les chars, on regagnaitl , i’onipieiuent la ville, et l’on venait souper en masse au Café Anglais. — C’était‘ (| rs un bien étrange spectacle que cette longue enfilade de carrosses de deuil et de^•billards, stationnant sur le boulevard de la fashion a la porte d’un cabaret de bond une popinc, d’un calix thermanirn, comme eût dit Juvénal ; et dans l’inté-leui ', ce n’était pas, je vous prie, un spectacle moins bizarre, que cette bandeJ°yense de farceurs en costume funèbre attablés avec des lions et des tilles, sablant•Hadcre et le sherry, et chantant le Gocl save the king sur l’air de la mère^’dichon !
Mais, hélas! que les temps sont changés! Aujourd’hui celte brillante fête, a peul ),es abolie, ne se signale plus au croque-mort consterné que par une misérable^‘•tilication de trois livres, et pas sterling. —■ Trois francs ! trois misérables francs !* Vec cela que voulez-vous qu’on fasse? On ne peut ni acheter un clyso-pompe, niev en ville, ni suborner la reine de Prusse , et encore moins souscrire aux
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rari çuis peints par eux-mêmes ou aux Anglais . — Cependant gardez-vous de croire||He toute tradition de ces réjouissances soit à jamais perdue, et qu’elles n’aientj, ISSu dans les mœurs aucune trace. Un riche et copieux banquet mêlé de farces etIntermèdes , a été donné il n’y a pas fort longtemps même par le menuisier qui•°nne les boîtes de luxe, dont je vous parlais tout a l’heure; et il se passe rare-ment plus d’une année sans que les Pompes ne soient le théâtre de quelque nou-0 et délicieuse bouffonnerie.
P. S .—si pour quelques légères railleries échappées h tua P* u ® e ,fâcher sérieusement contre notre héros et lui faire un crime lire î ^ p ai
dé de ses mœurs an peu régence, je serais vraiment bien eso e. ^
*t ; c’est la profession qui veut ça. Sauf Tobie et
l| °n du monde, tous les eusevelisseurs ont toujours etc des io e ^ J ^ ^
en vouloir et d’ailleurs, auprès des libitinaires antiques , p onthvon.
* llt Hlapilarü, nos croque-morlssont des vestales, qui nien en
Petrus Bokel.