LE CO Cil El! I>E COUCOU.
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'? 11 '"""sieur le main'donner des aecolades au jeune garçon qui est arrivé le plusl,<> an luit et madame la mairesse frapper (rois coups dans sa main pour faireP'Hlir les six fusées et le maigre soleil du feu d’artifice champêtre! voila qui sera1 fernellenieut gai.
'''tut-il maintenant vous peindre le père Jacques comme parfait physionomiste? Un'l'u.uc t'uudv et une figurante de l’Opéra montent en riant dans son sapin ; il les eon-1 uu Ranelagh. Deux jeunes époux a l’œil tendre le prennent sur le boulevardI "‘‘bénis; il les mène tout droit a l’lle-d’Amour ! les vieux soldats au Gros-Caillou,marchands de vin à Bercy, les modistes a l’île Saint-Denis, les poètes râpés à,|.| "'martre, les peintres barbus à Versailles , les actionnaires des sociétés en comman-f a Charenton . Jamais il ne se trompe.
' luu'e Jacques est aussi un Mathieu Laënsberg de premier ordre. Il prophétise leui temps, il sent l’orage un mois d’avance. Lorsque vous le voyez passant, l’épongel^ lr èi caisse de sa vieille voiture pour en raviver les couleurs, lorsqu’il tire de sa boîtePinceau et le pot au noir pour donner une teinte plus coquette aux harnais de sonsoyez convaincu que le baromètre est pour longtemps au beau (ixe. Mais lors->1 contemple d’un œil indifférent les nombreuses injures qui ont rejailli du ruis-<1 '" 1 l'ourbeux sur la robe de son coucou bien-aimé, c’est que l'horizon est gros de' Kcs encore invisibles. Cet oracle est plus sûr que celui de Calcinas. Père Jacques estl p ,' eriti *ble nautonier sur terre ferme. Tenez... nous sommes au dimanche matin...
I Cle ' "st pur et le soleil fait des nids d’azur et d’or dans l’épais feuillage des arbres...( l® s * >i,r *siens remplissent a l’envi les fiacres, les coucous, les tapissières, les cabrioletslar l ° Ule l° rme --- Gel empressement fait sourire le père Jacques, car il a ouvert sesUes narines et il a aspiré la pluie... Aussi, tout en faisant monter les voyageurs dans"'«chine , dit-il a voix basse â un camarade qui se trouve près de lui : « Hé donc...'""père Landry... en voila joliment des canards pour çe soir ! »do** 11 a * >caucou P vanté le sang-froid du conducteur de diligence au milieu des périlsla route; on a célébré son courage en prose quasi poétique; on a fait passer sa°nce d’esprit en proverbe : voila bien les hommes ! Toujours les flatteries ont été^ " les grands, et l’on n’a jamais couronné que les têtes élevées. Du sang-froid !„ " s si le cocher de coucou n’en avait pas dans les artères et dans les veines, est-cedr l >0 "rrai( consacrer sa vie il faire tous les jours le même voyage dans un espace(‘si l ° ni l ls c l' af iue fois plus long, et cela malgré les bruyantes réclamations dont il_ conti| UIe |lement assailli? — Du courage! Ne s’est-il pas battu cent fois avec leI '"re aviné, avec l’ouvrier tapageur qui, pour avoir trop bu, lui refusaient inso-^""OeiH le pour-boire auquel il croyait avoir droit. — De la présence d’esprit!p'n' S ^ lle se passe pas un seul jour de printemps, de celte époque irrésistible des( |i | l | l< s d’amour et de campagne, que Jacques ne prévienne par un cahot préiné-|;i ' jeunes amants qui vont se presser la main au moment où le papa tourne^lêle de leur côté. Après cela le cocher de coucou n’a pas de vanité ! Exaltez à|> 0 \ '*^ ei ’ s d’autres héros plus heureux ou plus haut placés que lui ; seulement'olre place quelques sous de plus, et il vous tiendra quitte de vos éloges.
' ,f l"esesl bon homme et son cœur est sans fiel. Cependant il a une antipathie qu’il