LA DEMOISELLE A MARIER
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ans un vaste et bel hôtel du faubourg Saint-Germain,au fond d’une chambre élégante et blanche de jeunem; fille, toute parfumée d’un frais parfum, et toute or-k née de mille petits riens charmants, mademoiselle^ Marguerite de Bussy était assise devant une table enyj bois de palissandre chargée d’une écriloire d’écailleincrustée d’or, avec tous ses accessoires de papierCî, armorié, de cire odorante et de cachets aux fines etdélicates devises.
... . _ Elle écrivait depuis un moment, et sa plume cou-
d abord avec une grande rapidité, mais tout a coup elle s’arrêta. La jeune filleell t rev er, voulut recommencer à écrire; mais, soit qu’il y eût dans la lettre donts occupait quelque pensée difficile a exprimer, soit qu’elle songeât il trop deS j Ve cs e osemble, les mots ne coulaient plus, elle s’arrêta tout a fait et resta pen-
^^ademoiselle de Bussy était une jolie personne assez grande, un peu pâle, frêle,, é / Cate , Monde, avec des mains et des pieds d’enfant, un air de distinction et d’é-fan Ce ex{ l u *ses, une physionomie line, mobile, un peu moqueuse, et cette assu-jj, C ® s l , * r ituellc que possèdent toutes les jeunes personnes élevées au milieu du grandc 0in ^ ne marc * ,a ‘* ; ) nl ne s’asseyait, ni ne parlait, ni ne se taisait, sans qu’onP r *t qu’elle était née dans un noble hôtel du noble faubourg, tant elle était belleSj’ande dame depuis les pieds jusqu’à la tête.
COü e ava 'l donc interrompu sa lettre, et rêvait avec un air assez triste quand unb re P lr ôs-léger se fit entendre à sa porte, et une jeune femme entra dans sa cliam-Sans s ’être fait annoncer.