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Tome second.
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235
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25’)

J'ient le rendez-vous d’un grand nombre d’invalides. Le litre quotidien ne suffit pasa c es vieillards altérés. Parfois même leur goût blasé dédaigne le vin comme unliquide trop fade et trop insipide, et ils vendent leur ration pour se procurer duS( h»ick, boisson plus militaire , dont ils ont contracté l’habitude dans les bivouacs.

tteux camarades de chambrée se rencontrent rarement sans être affectés d’une soifcontagieuse. « Est-ce que nous ne buvons pas une chopine? » dit l’un; « Est-ce‘lue nous n’écrasons pas nun grain? » dit l’autre avec plus d’emphase. Ils vont s’attabler( 'ans un cabaret, dissertent sur l’empire et sur l’Empereur, et réunissent autour d’eux*' es groupes d’auditeurs attentifs. Parfois la conversation s’échauffe: les convives nes °nt pas d’accord. Cette manœuvre a-t-elle été utile ou funeste? Ce fait d’armes a-t-ileu lieu en Prusse ou en Champagne ? Cette charge a-t-elle été exécutée par les hussards° u par les dragons? «Je te disque c’est par le 7 e dragons.

"~Je te dis que c’est par le 5 e hussards.

~~ Je te dis que si.

Je le dis que non. »

La querelle s’engage; les gros mots s’échangent, puis les coups de poing. Les verres'"'dent, et les buveurs aussi ; la discussion commencée sur la table se termine des-

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S ° Us -t’est là d’ordinaire, au milieu des verres cassés, que s’opère le raccommodement.( ûi se relève en s’embrassant; on s’essuie, on s’examine; personne n’est blessé; il? a d’ouvrage que pour le tourneur, et l’un des antagonistes s’écrie avec effusion :

“ Garçon , du même, et qu’il soit meilleur ; c’est moi qui régale.

~~ Ne l’écoute pas, garçon; la dépense est pour moi.

~~ Laisse-moi donc, laisse-moi donc.

~~ Non, je n’entends pas ça. »