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Tome second.
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LE RHÉTOKICIEN. 245

^'miétés n a pas de secrets pour lui. Il pourrait nommer tous les amants de toutes,es actrices du boulevard ; mais ce qu’il sait encore mieux que tout le reste, c’est

I histoire de tous les duels qui ont eu lieu depuis la révolution de juillet. Il disserteassez judicieusement sur les chevaux de course, il raisonne assez pertinemment surles hiles de théâtre ; mais le plus souvent possible il fait intervenir dans la conversation* e "mu d'un célèbre dandy du jockey-club, qui est son ami le plus intime et qu’il

II a pourtant jamais vu qu’a l’Opéra, e’est-'a-dire du parterre aux balcons du mêmethéâtre, et de bas en haut, conséquemment, il arrive au sommet de la perfectionlorsqu’il a lieu de se persuader qu’il a été floué par des courtisanes, qu’il a fait une0,, gie satanique avec des viveurs, et qu’il pourrait avoir obtenu quelques bonnes for-lUl| es dans la haute (style de roué vulgaire). —11 n’a seulement pas daigné prendregarde à cette grande dame... — Apprenez qu’il est également supérieur à la bonnelortune et a la mauvaise fortune.,,.

On concevra bien aisément qu’un jouvenceau qui fait parade de certains défauts011 de certaines qualités en opposition directe avec son âge et ses habitudes, ne sau-‘ait agir d’après son impulsion naturelle. Des lectures aussi mal choisies que malcomprises ont halluciné ce pauvre étudiant. 11 a pris au réel, au positif, au sérieux,certains caractères imaginés par un poète en colère et des romanciers en délire, oudes dramaturges en frénésie. 11 est devenu lycanthrope, faustique et byronien, maishyronien progressif et perfectible, entendons-nous. 11 admet les intuitions féroces etlos monomanies régicides; mais c’est en les combinant avec les assentiments force-"cs, les attractions en cour d’assises et les sympathies george-sandiques, 11 a cru auxenfants désillusionnés, â la prédilection pour les forçats, de la part des femmes supé-l 'cures; il a cru par-dessus tout â cette espèce d’auréole et d’éclat prestigieux qui'cluit autour du crime, et qui doit fasciner les âmes fortement trempées, les âmespilaires au désert du monde !... En revanche , il ne conçoit pas du tout quelle sorte1 "«cément telle ou telle femme sérieuse a pu trouver dans l’intimité d’un joli garçonlle " tourné, bien fait et bien mis! Vous pouvez bien supposer qu’il ne veut jamais"dniettre aucune obligation de costume, de convenance ou de politesse, il appelle1,111 1 cela des banalités vassales et des vulgarités surannées. 11 croit au génie tudes-( l" e i aux incantations, au Fatum , a l’orgueil Lucifernal, a l’Egoïsme , surtout! et"terne â celui des Sœurs de la Charité. 11 a toujours l’accusation, le reproche et le'"et d 'Égoïsme a la bouche. Le collégien progressif se fait un bouclier impénétrablelire un immense parti de son abnégation personnelle, en conversation. 11 n’a ja-"tais vu femme qui vi«e avec une intimité soutenue, ou même avec une familiaritél't’olongée , si ce n’est sa mère, sa grand’mère et la portière de son école ; mais il n’enl >e "se pas moins que toutes les femmes au-dessus de huit â dix ans sont des créaturesV( '"'tlcs et dépravées , dévastées, échevelées, avilies, etc. En concurrence avec ceJuriste anglais qui avait écrit sur son calepin : Toutes les femmes cle Blois sont°«-sscs et acariâtres, il vous soutiendra, quand vous voudrez, que les Parisiennes*° nt naturellement stériles, arides et livides (à moins qu’elles ne soient fardées).^"<md vous en trouvez qui ne sont pas chauves, et qui ne sont pas ternes et blafardesdes navets, vous pouvez bien compter que c’est parce qu’elles ont mis des