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Tome second.
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J vancée, et je n’en volai pas moins chez ma Geniola. .l’entrai dans la maison à' aide d’une clef qui ne m’avait pas quitté, j’arrivai jusqu’à sa chambre palpitantdémotion, d’espoir et de bonheur; je n’avançais qu’à pas comptés pour que Geniola«e se réveillât que dans mes bras ; enfin j’arrivai tout auprès de son lit, et l'émotion'l Ul s’ensuivit me força de m’appuyer contre un meuble... C’est la seule fois de ma\ le °è j’aie compris qu’on peut tomber en défaillance et se trouver mal. » La dic-1,011 de mon parent Gouin devint ici tellement brève et saccadée, que tout ce qu’ilJ avait d’âpreté farouche et d’énergie dans son caractère se manifesta subitementa ®oi, pauvre séducteur d’une autre Geniola ! J’étais comme un condamné qui at-

tend

son arrêt, et qui prévoit un arrêt de mort.

Le colonel Gouin poursuivit après une pause effrayante. « Ma Geniola dormait

aux bras de mon ami Lambert. Leur som-meil avait l’air calme et paisible, une veil-leuse jetait sa douce clarté sur eux. La pre-mière émotion que j’éprouvai fut tellementviolente, que, comme je vous l’ai dit, je fusobligé de m’appuyer le dos contre une ar-moire, afin de ne pas tomber de ma hau-teur ; mais cet affaissement de corps et d’espritne dura qu’un moment. La soif de la ven-geance avait remplacé dans mon cœur cetamour exalté qui le dévorait. Je la résolusprompte et complète, ma vengeance ; je m’a-vançai au bord du lit d’un pas lourd et pesantà dessein de les réveiller. Mon sabre traînaitavec fracas à mes côtés... Geniola et Lam-bert ouvrirent les yeux. Je restai devant euxdebout, froid et impassible : nous nous rc-^ïrdàrues tous les trois dans un terrible silence. Je le rompis en leur disant : — Ge-| ll0 'a vous êtes une infâme, et toi, Lambert, un misérable. — Assassine -moi, ditFulbert, qui lisait sur mes traits une résolution sanguinaire. —Je ne t’assassinerail >as > dis-je à Lambert, parce que je ne suis pas un lâche comme toi : c’est un duel,lria ' s un duel à mort qu’il me faut ! Allons, dépêche-toi : voici des pistolets chargés.,i0 <irsuivi s .je en l’arrachant du lit, et lui montrant les armes que j’avais à la ceinture.Je lui présentai en même temps ma main gauche fortement serrée, en lui disant.

Pair

vie

«tait

dit-,

ou non? — Pair, balbutia Lambert. — Nous comptâmes cinq pièces d’or. — Tarbappartient, m’écriai-je avec une joie féroce. — Mais Geniola qui jusqu’alors

restée muette et immobile, se précipita âmes pieds. - Grâce , grâce pour lui,«He avec une voix déchirante, c’est moi qui suis la cause,je suis la seulec °Upabl c !... — Je la repoussai brusquement en lui disant : arrière ! — Ecoute, me^d'elle avec l’accent du désespoir, écoute-moi bien : si tu 1 assassines je me tuerai.

A ton aise, et comme tu voudras ! Geniola s’avança vers la fenêtre, l’ouvrit, pen-<!ha tout son corps en dehors du balcon , puis me cria : — Meurtrier, que Dieu te mau-„