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Tome second.
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L’HOMME A TOUT EAIRE.

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se s mains ce premier bienfait de la nature, il prend a douze ans des leçons de sa-v 'ate et de bâton ; â trente ans c’est un querelleur formidable, et un rival toujours'ainqueur ; il a pris l'habitude de triompher sur toute la ligne. Mais ses principesd obligeance reparaissent encore chez lui dans ces moments-là, et avant de démolir1111 homme (comme il dit), notre héros le prévient charitablement de numéroter ses

nombres.

11 sait par cœur le tarif des coups et blessures ; il est de force a vous assommersans vous réduire pour cela à une incapacité de travail de plus de vingt jours ;v °ila un véritable avantage pour vous... et pour lui que le tribunal de police corrcc-l'onnelle ne peut condamner qu’au minimum de la peine. Il se contente de peu. Mais*' Y revient souvent.

Si nous en restions sur ces derniers renseignements, vous auriez peur désormais( ' e vous trouver face à face avec l’homme à tout faire, et nous aurions, sans le vou-^°ir, causé préjudice à Son commerce. Or il faut que tout le monde vive; écoutezdonc le récit impartial et officiel de la dernière rencontre que nous fîmes de notrel'éros. C’était par une belle matinée du mois de juin. Le soleil était levé depuis long-temps, mais les concierges des jardins royaux dormaient encore ; faute de jardin(même sur notre fenêtre) nous nous promenions sur le quai aux Fleurs ; ce joli par-terre situé entre la Conciergerie et la Morgue . Là, nous aspirions gratis mille par-tenis naturels, lorsqu’une femme mollement appuyée au Lias d’un jeune hommenous apparut au milieu des fleurs : ils semblaient si heureux, elle et lui, qu’ils fai-s aient vraiment envie.

Nous sommes faible; nous les suivîmes. La femme parla d’abord : « N’est-ce pas, di t-e 'le, mon Paul, n’est-ce pas qu’un beau jour et le contentement donnent un bonc œur? Ce matin, je voudrais être riche et faire un heureux. » Paul, égoïste commete sont tous les hommes, allait réclamer pour lui seul le bénéfice de cette disposi-l ten adorable.

L’homme à tout faire passa. 11 venait exaucer ses vœux à elle, et Dieu apparem-ment le lui envoyait. 11 portait nue cage remplie d’hirondelles. Vous ligurez-vous

'hirondelle captive, l'hirondelle des airs dans une cage d’osier?_ Comme elles

Paient tristes, les pauvres petites bêtes, et comme elles exprimaient noblement leurmalheur par leur silence! L’hirondelle captive, ô mon Dieu , l’oiseau dont tous lesc hansonniers du monde ont célébré la liberté en prenant le pseudonyme du pauvrePrisonnier (air tout fait). Ah ! c’était un spectacle à fendre le cœur. Jugez si elle entet émue, la noble femme. Déjà une larme tentait de s’échapper de ses jolis yeux,tersque l’homme à tout faire s’approcha d’elle et lui dit : « Voulez-vous rendre unehirondelle à la liberté pour 2 sous? »

Comprenez-vous ? une bonne œuvre pour 2 sous ! un élan du cœur pour 2 sous !U| ie douce satisfaction pour 2 sous ! un acte royal, une amnistie pour 2 sous !

“Tenez, s’écria-t-elle avec joie, voilà 5 francs, et vos hirondelles sont à moi. A moi,n °ri pas , mais au ciel et à la liberté. » Elle avait dit cela comme autrefois on devaitP "tonner la Marseillaise.

'•os oiseaux s’envolèrent à lire d’aile sans remercier leur libératrice ; mais elle