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Tome second.
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LE CORRESPONDANT'DRAMATIQUE

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OMMERCE D’ ACTEUllS EN C l!()S ET EN DÉTAIL. O.NSE CHARGE AUSSI I)E PROCURER LES DÉCORS, LAMUSIQUE, ET EN GÉNÉRAL TOUT CE QUI EST NÉCES-SAIRE A LA REPRÉSENTATION D’UNE PIÈCE : LETOUT AU PLUS JUSTE PRIX. ON FAIT DES ENVOISDANS LES DÉPARTEMENTS ET A L’ÉTRANGER.

Voila ce que le correspondant dramatique, a l’ins-lar de l’épicier, du bonnetier et autres industriels, feraitécrire sur sa porte en grosses lettres, si nous étions en-core au temps où les choses s’appelaient par leur nom. Mais il n’en est pas ainsi : lecorrespondant n’a rien sur sa porte qui puisse le faire deviner, il se donne les airsd’un sous-préfet, et se carre majestueusement dans son fauteuil à la Voltaire, depuisdix heures du matin jusqu’à quatre heures du soir; heure a laquelle ses bureaux sont•’t'gul ièrement fermés.

h’idée de créer un bureau spécial de placement pour cette grande famille des artistesdramatiques remonte a une quarantaine d’années. Elle est due à un comédien deProvince, qui vint a Paris dans l’espoir d’y trouver un engagement. Après avoirei > vain frappé a toutes les portes, à commencer par celle du Théâtre-Français,jus-( iu’à celle des Funambules, le pauvre diable se trouva, en s’éveillant un beau matin,dans la position critique d’un homme qui n’a plus ni argent ni crédil. Gagner leP°nt le plus voisin et se précipiter par-dessus le parapet, tel était a peu près leSe ul parti qu’il eût à prendre; il sut pourtant trouver un moyen de sortir d’em-barras. 11 s’imagina qu’en s’établissant comme tiers entre les directeurs et les'" listes, il pourrait faciliter à ceux-ci les moyens de se placer, el s’assurer par l'ah 38

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