LE DÉFENSEUR OFFICIEUX
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EN JESTIEE I)E PAIX.
a ms est une vaste ruelic dans laquelle d'infatigablesabeilles travaillent jour et nuit a entasser des ri-chesses, dont une grande partie nourrit un essaimnombreux de guêpes voraces et paresseuses. Si les ra-pines de ces dernières s’exécutent facilement, c’estqu’entre les abeilles elles guêpes parisiennes il n’existepas la même différence qu’entre celles des champs.
Combien y a-t-il en effet a Paris de ces individus,dont l’existence est un problème pour tous, qui auxyeux de la foule sachant se revêtir d’un caractère ho-norable, allant et venant sans cesse d’un air affairé, semblent travailler, mais ne tra-vaillent réellement qu’a tirer bon parti de la gaucherie on de la crédulité de leursconcitoyens laborieux. Du reste leurs menées plus ou moins adroites ne sauraientéchapper a l’œil de l’observateur : a ce dernier donc appartient le soin de les signaler.
Tous ces hardis parasites n’exploitent pas le même côté de la confiance publique.Il en est une classe remarquable par ses mœurs, sa vie nomade et son adresse, quine doit son existence qu’a l’ignorance des débiteurs et des créanciers, ou à la mau-vaise foi des chicaneurs : nous voulons parler de ces avocats de justice de paix,connus sous le nom de défenseurs officieux.
Le nombre de ces hommes d’affaires, extrêmement minime il y a dix ans, s’estaugmenté graduellement avec la langueur du commerce. Le soleil de juillet, dont lesrayons régénérateurs devaient produire de si heureux effets, n'a servi qu'à faire écloreune nouvelle couvée de ces obscurs oiseaux de proie.
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