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Tome second.
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LK C II I CA K D.

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mines d’argent, à l’épreuve des inondations et de la police correctionnelle? PauvreMercure , quel changement ! tu as bien fait de quitter ton nom et de t’appeler lebanquier Floumann. Toi aussi, comme Jupiter, tu es une parodie!

Dans cette singulière mythologie, Mercure cumule ses fonctions avec celles d’A-pollon; quand tous les dieux sont réunis, c'est lui qui charme leurs loisirs en chan-tant gaiement la Barcarolle; pendant qu’ils sablent l’ambroisie d’Kpernay, ou lenectar de Cognac, Douma un improvise; il apprend aux hommes à célébrer le vinqu'il nomme piclon et les belles qu’il appelle tout simplement femmes. Il exalte enhexamètres plus ou moins harmonieux, les charmes de la Vénus chicarde, sortieun jour de l’écume du vin de Champagne ; il dit les douleurs d’un débardeurpoursuivant une bergère; il enseigne comment on triomphe d’un domino rebelle ,sans le changer en laurier. Mercure, Apollon , Floumann connaît lous les beaux-arts, s’il n’apprend plus des pas nouveaux aux nymphes de la Thessalie, c’est lui quirédige les danses de Chicard, il est chorégraphe comme Coraly ou Mazillier, et sespas, au lieu de faire bâiller l’Opéra,courent le monde sur les ailes du carnaval. Avantun an tous les premiers sujets de M. Duponchel en viendront de cachucas en cacliu-chas, à demander des pas nouveaux au seul maître de ballets de notre époque desauteurs. Quelquefois Apollon consent à livrer ses inspirations aux simples mortels :Aehard, Chaudes-Aigues, Levassor, ont souvent chauté ses vers populaires au milieudes éclats de rire de toute une salle. Le cœur du titi n’a pour lui aucun secret, Flou-mann pourrait aborder le Vaudeville; il serait au moins un frère Cogniard s’iln’élait Dieu .

o Muse, qui me guide dansce labyrinthe olympien, l’ai-jebien entendu ? cet homme re-vêtu d’un justaucorps et d’uneculotte courte de paillasse,avec une pudique ceinture deduvet d’oie, c’est le vainqueurdu monstre de Némée et deplusieurs hydres célèbres ;Hercule en gants jaunes, coif-fé du chapeau d’Arlequin , etportant sur un diadème encarton, hérissé de viles plumesd’oie, cette inscription : Çora-ge sivilizé, c’est vraiment a nepas y croire, malgré ses san-dales romaines, malgré sa peaude tigre en guise de dépouillede lion. Hercule,qu ’as-tu faitde ta massue? Passons,me d i t laMnse,c’estencore une parodie.