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ces airs de jeune lille à la foispudibonde et subjuguée, cesourire qui provoque un ac-cord satanique. N’avez-vouspas entendu quelquefois unefemme pareille, vieille et pa-rée d’un luxe douteux , chu-choter à votre oreille des pa-roles incompréhensibles , lesoir? D’où vient que le dieuhabituellement si difficile surla beauté a choisi une épouseaussi laide? Rassurez-vous ,ceci est encore un symbole,un mythe, une allégorie ; c’estun homme déguisé qui rem-plit le rôle de la femme deJupiter. Ceci est du haut Aris-tophane .
Nous avons vu Jupiter dan-sant, face à face; maintenant
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passons l’OIjinpe en revue.De nos jours, les dieux sont devenus plus accessibles, et les
déesses aussi. Le premier quis’offre à nous, c’est Mercure ;l’infortuné! comme il a vieillidepuis la guerre de Troie. Lesailes de ses pieds et de sesmains sont tombées, son teints’est aviné, son ventre a gros-si ; il porte un petit chapeau àla Napoléon, des manchettes enden t elles, comme les mal totiersde la régence, une chemise enbatiste, dérobée a quelqu’unedes plus illustres spécialités dugenre; son habit h la Robes-pierre est rapiécé d’un côtépar des assignats, de l’autrepar d’innombrables promessesd’actions. Mercure attire leschalands d’une voix chevro-tante : Qui veut des mines dehouille, des mines d’or, des
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