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LE F LÀ NE UH.
onnaissez-vous un signe plus approprié a son idée,un mot plus exclusivement français pour exprimerune personnification toute française ? Le flâneur! typegracieux, mot charmant éclos, un beau jour de prin-temps , d’un joyeux rayon de soleil et d’une fraîchebrise, sur les lèvres d’un artiste, d’un écolier oud’un gamin, — ces trois grandes puissances néolo-giques !
Le flâneur est, sans contredit, originaire et habitantd’une vaste cité, de Paris assurément. 11 n’y a qu’une
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<ie ville, en effet, qui puisse servir de théâtre a ses explorations incessantes, et
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cette
que le peuple le plus léger et le plus spirituel de la terre qui ait pu produire
espèce de philosophes sans le savoir, qui semblent exercer d’instinct la faculté
(e tout saisir d’un coup d’œil et d’analyser en passant. Le flâneur est essentiellementNational, différent, en cela, des grands hommes, en général, qui sont de tous les
> et du touriste, en particulier, qui observe à la course. Sans doute le flâneur•rr ,e aUSS * moi| vement > la variété et la foule ; mais il n’est pas travaillé par un
t Sls tible besoin de locomotion ; il circonscrit volontiers son domaine, pourvu qu’ilcit'° UVe * a '* ment journalier de son esprit, et, grâce à une merveilleuse perspica-
> *1 sait moissonner encore d’incroyables richesses dans ce vaste champ de l’ob-atton où le vulgaire ne fauche qu’a la surface.
^Cornme on le voit déjà, nous ne prostituons pas le titre de flâneur a ces sortesle , C ° n Plaçons plus ou moins ridicules d’un type estimable qui promènent, tout,1 n 8 ‘lu jour, leur oisiveté ennuyée et ennuyeuse. — Usurpation inouïe , mêmes un siècle où les distinctions aristocratiques sont a la portée de l’ambition lain. 9