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Tome troisieme.
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LES MENDIANTS.

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X— il a v o ! voici venir encore une machine !Il") Seule elle met en jeu toute une vaste usine ;

C’est deux milliers de bras qui se reposeront.

Les bras coûtaient trop cher et faisaient peu d’ouvrage.La Vapeur et le Fer ont bien plus de courage ;

Sans trêve ni repos ceux-ci travailleront.

Voilà ce que l’on dit avec raison, sans doute,

Chaque fois qu’il nous vient de ces inventions.

C’est aussi ma pensée ; un jour , les nationsY trouveront leur bien sans savoir ce qu’il coûte.

Mais alors l’eau des mers, et la fonte, et le feu ,Travailleront pour tous , et l’homme sera Dieu .

Jusqu’à ce jour, tais-toi, syrène à la voix douce,

Riche Scientia, tu portes des malheurs !

Et quand sous toi la terre éprouve une secousseDe l’arbre du travail, il tombe , encore en fleurs ,Pauvres fruits superflus , bien des bras qu’on repousseEt qui se font alors mendiants ou voleurs.

Quant aux voleurs, beaucoup s’en vont mourir au bague,Et même l’on en voit qui, pour finir plus tôt,

Un matin et sans peur montent sur l’échafaud.

Les tristes mendiants errent par la campagne,