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Tome troisieme.
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LES MENDIANTS.

C’était fort ennuyeux ; — c’était insupportable.

Je vous demande un peu comme au sortir de table ,Soit que l’on aille au Bois ou bien à l’Opéra ,

Quand les vins qu’on a bus au front fument encore ,Quand la digestion à peine s’élabore,

Quand on cherche avec qui , le soir, on soupera ;

Je vous demande un peu comme c’est agréableEt de bon ton surtout, d’entendre a chaque pas ,Toujours sur le même air , dans un rythme immuable,Ceindre un tas de vauriens , que l’on ne connaît pas !...— Donc, les gueux ayant tort, il fallut s’en défaire. —Paris rêva longtemps a cette grave affaire.

On pouvait en trois jours les faire assommer tous,

On pouvait, comme aux chiens, leur jeter des boulettes,On pouvait de leurs os combler de vieux égouts ,

On pouvait les noyer : les vagues étaient prêtes ;

On avait cent façons de s’en débarrasser ;

Mais il fallait choisir, — il fallait y penser.

Les détruire , était bien ; mais qu’aurait dit l’Europe ,Et le sultan Mahmoud et le scheik de Membre?Qu’aurait pensé Boudha? — Tout bien considéré,Paris se fit un cœur et devint philanthrope.

Or, en ce temps , voici : Messieurs les députés ,Tondaient en plein sénat nos jeunes Libertés.