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I,RS MENDIANTS.
Ils poussèrent, mon Dieu ! des cris a fendre l'âme.Mêlas! les malheureux , ils eurent beau prier,
La loi fit sa besogne et les laissa crier!...
Ils se tordaient, mou Dieu ! comme étreints par la flamme,Ils se frappaient la tête, et le sang en sortait :
Sanglants ou non sanglants, la loi les emportait.
La loi fit sans pitié sa râfle humanitaire ;
Elle ramassa tout dans son amer souci,
Les jeunes et les vieux , et les femmes aussi.
O Jésus, fils de Dieu, rédempteur de la terre,Cette loi, blond Jésus ! a vos autels chrétiens,Vous aurait arrachés , toi, ta mère, et les tiens !
Car vous étiez aussi, voyageurs adorables ,
De pauvres mendiants bafoués, méconnus,
Vous, a tous les malheurs, ouverts et secourables !Vous couchiez en plein air comme des misérables,Sous vos manteaux flottants on voyait vos pieds nus,Et vous étiez fort gueux , ô divins parvenus !
On dira que , pourtant, cette loi téméraire ,
Par bien des malheureux reçue avec amour ,Consola leur vieillesse et lui fit un séjour ;
Je n’ai pas un instant supposé le contraire.
Eli ! mon Dieu! vienne encor le hideux Choléra ,Et demain , dans Paris , quelqu’un le salûra !
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