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Tome troisieme.
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I,RS MENDIANTS.

Ils poussèrent, mon Dieu ! des cris a fendre l'âme.Mêlas! les malheureux , ils eurent beau prier,

La loi fit sa besogne et les laissa crier!...

Ils se tordaient, mou Dieu ! comme étreints par la flamme,Ils se frappaient la tête, et le sang en sortait :

Sanglants ou non sanglants, la loi les emportait.

La loi fit sans pitié sa râfle humanitaire ;

Elle ramassa tout dans son amer souci,

Les jeunes et les vieux , et les femmes aussi.

O Jésus, fils de Dieu, rédempteur de la terre,Cette loi, blond Jésus ! a vos autels chrétiens,Vous aurait arrachés , toi, ta mère, et les tiens !

Car vous étiez aussi, voyageurs adorables ,

De pauvres mendiants bafoués, méconnus,

Vous, a tous les malheurs, ouverts et secourables !Vous couchiez en plein air comme des misérables,Sous vos manteaux flottants on voyait vos pieds nus,Et vous étiez fort gueux , ô divins parvenus !

On dira que , pourtant, cette loi téméraire ,

Par bien des malheureux reçue avec amour ,Consola leur vieillesse et lui fit un séjour ;

Je n’ai pas un instant supposé le contraire.

Eli ! mon Dieu! vienne encor le hideux Choléra ,Et demain , dans Paris , quelqu’un le salûra !

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